Rétrospective de la collection municipale
Quelle palette ! Pourtant il ne s'agit là que d'une petite sélection de 33 oeuvres, sculptures, photographies, peintures, installations, effectuée parmi les 140 de la collection d'art contemporain de la Ville de Nouméa.
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L'idée de cette collection est née en 1991. Son objectif est de soutenir la création en arts plastique en participant, par des achats d'oeuvres, au marché de l'art en Nouvelle-Calédonie. Il est aussi de créer un fond susceptible d'illustrer et de laisser une trace, une mémoire, de la créativité des artistes de notre époque sur le Cailloux.
Le choix de la sélection s'est porté sur la multiplicité de supports utilisés par les artistes, mais aussi sur la diversité des thèmes contemporains qui sont abordés. Nous sommes très loin d'une uniformité de forme et de fond, ce qui illustre, s'il le fallait, cette extraordinaire diversité culturelle calédonienne, notre richesse.
Alors au fil de l'exposition « Un dimanche après midi à Moindou » de Marc Costa, « Les désespérés » d'Yvette Bouquet, ou encore « La mer sans dessus dessous » de Dominique Marinet-Carrier, nous dépeignent sans complaisance les problèmes de notre société contemporaine y compris la condition féminine dans la peinture de Maëva Bochin.
L'oeuvre la plus ancienne « Bivouac dans la chêne » d'André Deschamps nous ramène aux racines tandis que les collages de Miriam shwamm tracent sans détour le Nouméa ultra-contemporain.
« Le monde des Esprits » de Paula Boi s'attache aux forces mystiques qui traversent encore de nos jours la Calédonie.
Takanuia Soane aborde la question de la représentation dans l'art océanien, le motif se trouve bouleversé par les diverses influences du Pacifique.
Loin des traditionnels « paysages » plages et cocotiers, Miriam shwamm fait une autre proposition de scène de vie quotidienne avec « Dans le bus ».
Martine Nollet dans une note plus légère à cette sélection, avec « les sumotori » figurant deux personnages qui malgré leurs tenues de combat, donnent à voir un élan de « tendresse », voir même une danse.
Cette collection est aussi une ouverture sur le monde avec des artistes extérieurs au territoire venus exposer ici : les sculptures molles d'Emiko Tokushige, ainsi que les taureaux de Michael Tuffery, réalisés avec le Centre spécialisé jeunesse de Nouville ; les photographies de Patricia Bourgeois, nous transportent elles vers la Papouasie Nelle-Guinée.
Daniel Maillet fait le choix du papier journal comme support à ses illustrations tandis que le bois s'offre aux sculptures de Yann Gaël Conny « L'homme poisson », l'oeuvre d'Alexandre Bardel, « La seiche » d'Yvon Jauneau, et « Paconten » de François Uzan, ainsi que les « Troglutes » et leurs « Oeufs » de Jean-Marie Ganeval.
Une seule installation est présentée, celle de Denis Tsutsui illustrant à quel point la création contemporaine en Nouvelle-Calédonie est riche de divers chemins.
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