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L’organisation des Jeux du Pacifique de 2011 en Nouvelle-Calédonie dépasse très largement le simple
cadre sportif. Elle permettra aux communes calédoniennes concernées, et en particulier Nouméa,
de rénover et surtout de réaliser des équipements publics qui serviront bien après les olympiades.
Le défi est de taille et quatre ans ne seront pas de trop pour le relever.
Plus de 3 500 athlètes et dirigeants, 22 pays et territoires de la
région, 28 disciplines, des centaines de rencontres, des kilos de
médailles… Voilà, en quelques chiffres, ce que seront les Jeux du
Pacifique en 2011, chez nous, en Nouvelle-Calédonie.
Un événement sportif majeur et un grand moment de partage et de
rencontre avec nos voisins du Pacifique.
Et, si ces Jeux s’affirment comme étant ceux de la Nouvelle-Calédonie toute entière, la Ville de Nouméa, hôte à deux reprises
de cette manifestation régionale, est une nouvelle fois pleinement
concernée par la réussite de cet événement où une grande partie
des compétitions s’y dérouleront.
Une formidable opportunité
Mais, au-delà des aspects sportif et culturel, ces olympiades sont
aussi une formidable opportunité de générer de nouvelles infrastructures
publiques ou d’en rénover d’autres pour satisfaire aux
exigences de la charte des Jeux. Ce faisant, ces réalisations
permettront de répondre aussi aux besoins grandissants des
Nouméens et en particulier de la jeunesse. Pour Nouméa, elles
constituent même une véritable bouée d’oxygène.
Avec actuellement une cinquantaine d’installations, des milliers de
sportifs et plus de sept cents manifestations par an, la ville connaît
une saturation de ses infrastructures, qui plus est, utilisées aux
deux tiers par les scolaires…
Il faut donc agrandir et surtout construire dans des quartiers
où de tels équipements sont inexistants. Cela permettra un
désengorgement des installations et une meilleure répartition des
activités sportives sur la commune.
L’intégration de ces équipements dans un large plan d’urbanisme
de la ville ne s’arrête pas là : il faut concevoir leur accessibilité, au
travers des axes routiers, des aires de stationnement, des chemins
piétonniers.
Les dépenses de fonctionnement de ces bâtiments de proximité
doivent être réduites, notamment en rendant leurs destinations
multiples.
Ainsi de nos jours, les salles omnisports accueillent
davantage de disciplines sur une même surface. Pour finir, l’aspect socio-éducatif ne doit pas être oublié. Des infrastructures sportives, avec les valeurs que véhicule le sport – tels que le respect, la discipline, le dépassement de soi…-, ont
toute leur place dans les quartiers, et principalement ceux en pleine évolution, où la jeunesse est à la recherche de ses repères.
Les installations qui seront construites d’ici quatre ans pour les Jeux
du Pacifique 2007 doivent servir ensuite pour les Nouméens, à
l’image du stade Numa-Daly, de la salle omnisports de l’Anse Vata
et de la piscine du Ouen Toro, construits pour les Jeux de 1966, et
la salle Ernest-Veyret, réalisée pour ceux de 1987…
Des projets réfléchis,
raisonnables et réalistes
Toutes ces données prises en compte ont permis d’élaborer une
dizaine de projets « réfléchis, raisonnables et réalistes » comme
aime à le répéter Jérôme Chrapaty, chef du service municipal des
sports. « Ces projets sont susceptibles de répondre à la fois aux
besoins des Jeux et à ceux des Nouméens. Ils sont conçus dans la
durée. »
D’un montant d’un milliard et demi, ils viennent s’ajouter à ceux
des autres communes de l’agglomération, de l’intérieur et des
Iles et seront débattus avec le comité organisateur des Jeux et
les partenaires financiers que sont l’Etat, la Nouvelle-Calédonie
et les provinces.
La Ville a également prévu d’améliorer la qualité d’accueil,
d’hygiène et de sécurité sur les installations sportives municipales
existantes.
De quoi offrir à toute la région océanienne un très bel événement
sportif et, surtout, à la population nouméenne des équipements
sportifs de proximité pour longtemps…
Des projets pour
des besoins
Parmi les projets de la ville, on peut retenir la construction à Kaméré d’une grande salle d’arts martiaux de 820 m2 et
de 300 places assises pour recevoir du public. A la Vallée
du Tir, il est question de la réalisation d’une salle
omnisports pour accueillir les sports collectifs, tels que le
basket-ball, le volley-ball et le hand-ball, ainsi que le badminton.
De leurs côtés, les salles Veyret, Picou et Jocteur
bénéficieront de rénovation ou d’agrandissement (dont
deux salles de squash supplémentaires à Sainte-Marie).
Une réfection des courts de tennis du Ouen Toro et l’amélioration
des conditions de pratique et d’accueil du public
au stade de Rivière-Salée sont aussi nécessaires.
La nouvelle réglementation des Jeux impose également
un bassin d’échauffement, situé à proximité du bassin
olympique de 50 mètres. Ce bassin est donc également à
l’étude au Ouen Toro, où a été construite pour les Jeux de
1966 la seule piscine olympique de Nouvelle-Calédonie…
12/02/2007 |