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Plan de renforcement des actions de lutte contre les moustiques
La lutte anti vectorielle est une priorité de santé publique pour la Ville de Nouméa, qui y consacre toute l’année des moyens très conséquents et associe le plus largement possible l’ensemble de la population pour une efficacité maximale.
En raison des fortes pluies ces dernières semaines qui ont engendré une pullulation des moustiques et le risque d’introduction des virus par le biais de voyageurs en provenance d’Asie et de l’Océan Indien (île de La Réunion notamment), la mairie a décidé depuis le 1er mars de renforcer les actions de lutte contre le développement des moustiques Aedes aegypti, moustiques vecteur de la dengue et potentiellement du chikungunya afin de prévenir l’apparition de ces maladies.
Les prévisions météorologiques annoncent pour les prochaines semaines des précipitations encore abondantes, des températures supérieures à la normale ainsi qu’une évaporation faible. Ces facteurs favorisent le développement des moustiques, et le risque d’un démarrage épidémique reste donc élevé pour la dengue comme pour le chikungunya, si le virus était introduit en Nouvelle-Calédonie. C’est pourquoi la mairie met en place des mesures coup de poing contre les Aedes aegypti.
Des mesures coup de poing exceptionnelles
La mairie met en place des mesures coup de poing pour prévenir l’apparition d’une épidémie de la dengue et du chikungunya.
Des épandages limités dans le temps
Des épandages par pulvérisation du produit Deltaméthrine sont programmés afin de prévenir tout risque d’épidémie.
Ils reprennent de façon exceptionnelle en cette période épidémique sur une durée limitée.
Les épandages étaient suspendus depuis juin 2003 en raison de l’apparition d’une résistance des moustiques à ce produit (baisse de la mortalité des moustiques, de 100% à 85%), mais le principe de précaution nécessite ces mesures exceptionnelles.
Le curage des caniveaux renforcé
Le curage des caniveaux est renforcé avec l’intervention de prestataires extérieurs en complément des agents municipaux de la division eau et assainissement, et la location d’outils supplémentaires. Un budget d’environ 4 millions a été dégagé à cet effet.
Des moyens humains supplémentaires
La mairie renforce les équipes de recherche larvaire. Elle a obtenu l’attribution de 20 intérimaires supplémentaires, 10 de la province Sud (PPIC – programme provincial d’insertion citoyenne) et 10 JSD de l’Etat.
Le renforcement de la lutte structurelle
Depuis le 1er mars, la mairie a renforcé ses moyens de lutte contre les moustiques.
Davantage de recherches larvaires chez les particuliers
Les agents du service municipal d’hygiène travaillent plus tard en soirée
pour effectuer des recherches larvaires supplémentaires chez les particuliers et toucher les personnes absentes de leur domicile la journée.
Plan de surveillance et d’actions concertées des services techniques
Les services techniques, notamment la DEPEV (division de l’environnement, propreté et espaces verts), la police municipale et le service des cimetières ont mis en place un plan de surveillance et d’actions coordonnées pour limiter l’installation de dépôts de déchets verts ou encombrants et éliminer les gîtes larvaires potentiels.
La DEPEV a débloqué 3 millions et renforcé ses effectifs avec 4 ouvriers supplémentaires pour mener ces actions.
Rappel des actions de prévention systématique
14 agents permanents du service municipal mènent tout au long de l’année des actions de prévention systématique pour lutter contre le développement des moustiques Aedes aegypti.
Education sanitaire auprès de la population
Les agents du service municipal d’hygiène se rendent dans les habitations des particuliers pour des recherches larvaires et les associer aux actions de lutte anti-larvaire par des messages d’éducation sanitaire.
La population est dorénavant un véritable partenaire
des services publics dans la lutte contre la dengue en éliminant régulièrement (idéalement 1 fois par semaine) les gîtes larvaires chez elle.
En 2005, 10 000 parcelles ont été visitées par les agents
du Service municipal d'hygiène.
Lutte antilarvaire dans les lieux publics
• Avant la rentrée des classes et pendant chaque période de vacances scolaires, les agents du service municipal d’hygiène vérifient la présence de gîtes larvaires dans les écoles, les traitent et les détruisent.
• Ils effectuent par ailleurs une surveillance sanitaire aux frontières notamment à l’aéroport de Tontouta selon la convention de partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie. Une recherche des gîtes larvaires s’y déroule bimensuellement.
Les épandages autour des cas déclarés
Des épandages localisés sont exécutés systématiquement pour traiter l’environnement immédiat des malades confirmés de dengue. Dès l’apparition d’un cas de dengue, les agents municipaux du service municipal d’hygiène prévenus par la DASS-NC, se rendent sur place pour éradiquer localement les Aedes aegypti, femelles porteuses du virus de la dengue.
10/03/2006
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