Avec le développement urbain et la densification de la population, Nouméa doit s’adapter pour maintenir un niveau de qualité de son environnement et demander aux administrés de participer à la protection de leur environnement au quotidien. En cette période cyclonique, et en épidémie de dengue déclarée, la mairie ne veut pas attendre pour mettre en place une série de mesures concernant la propreté des rues.
Pour améliorer la situation, les dysfonctionnements ont été détectés et analysés.
Les dysfonctionnements
Ils sont principalement de 2 ordres :
• l’incivilité de certains administrés qui ne respectent pas :
- les calendriers de sortie des déchets verts et des objets encombrants
- le volume autorisé (2 m3)
- la notion de déchets verts (un tronc d’arbre n’est pas un déchet vert)
Cette situation a pour effet d’encombrer trottoirs et accotements entre 2 enlèvements, donnant une image de manque de propreté permanent et empêchant la circulation piétonne.
• des collectes irrégulières des déchets verts et encombrants par la CSP Véolia qui ont occasionné des retards de passage dans certains quartiers. Cependant, cette irrégularité ne s’est plus produite depuis mars 2008.
Opération ville propre : en 2 étapes
Pour ce qui concerne la collecte des ordures ménagères, en dehors des perturbations dues aux mouvements sociaux, le service s’améliore. Mais la mairie est en phase d’audit afin de proposer aux administrés un meilleur service à l’avenir. En cette période cyclonique et d’épidémie de dengue, la mairie a estimé nécessaire de s’attaquer aux dysfonctionnements relatifs aux déchets verts et objets encombrants. Une mobilisation des services municipaux et des partenaires s’est ainsi organisée pour mettre en place un nettoyage de remise à blanc exceptionnelle et une surveillance permanente. Une communication civique sur les « bons gestes » à adopter sera déclinée régulièrement.
Nettoyage et surveillance : dés maintenant
- un nettoyage total organisé sur 15 jours par la service « environnement-propreté » : une mise au propre des tous les accotements par l’enlèvement des déchets verts et objets encombrants en effectuant l’opération sur tous les secteurs en même temps a été terminé le 28 janvier dernier. Lors de la « mise à blanc » menée du 12 au 28 janvier, 192 tonnes de déchets verts et objets encombrants ont été collectés pour un coût de 5,625 millions.
- une veille en réseau des secteurs après les collectes, facilitée par le nettoyage intégral lors de 15 jours d’intervention
Pollution et dépôts sauvages ont été signalés par les agents de la police municipale et du service « environnement- propreté » et nettoyés par la CSP Véolia et des sous-traitants.
- des sanctions
cette veille sera renforcée par l’intervention de la police municipale qui peut sanctionner les infractions de 1ère classe par timbre-amende dès lors que les dispositions de l’arrêté municipal n°2007/810 du 1er mars 2007 ne sont pas respectées ou saisir le Procureur de la République dans le cadre des infractions de 2e, 4e et 5e classes.
- une sollicitation des autres collectivités
une intervention auprès du gouvernement et de la province Sud est programmée : en effet, de nombreux dépôts sauvages ont été repérés sur le foncier de ces collectivités sur des zones intégrées dans les contours de la commune, mais ne lui appartenant pas. Ces zones de saleté contribuent à la mauvaise image de la ville, alors même qu’elle n’a pas le pouvoir d’intervenir. Il sera demandé à ces partenaires d’adopter une démarche en synergie avec la ville, pour fermer les sites pollués et les nettoyer.
Un changement des comportements
- une communication civique, régulière, à partir du mois de mars, rappellera aux habitants qu’ils sont les premiers à bénéficier du confort d’un environnement sain et propre et doivent être les garants des bonnes habitudes : - respecter les dates de sorties des déchets pour ne pas encombrer les trottoirs
- jeter les papiers dans l’une des 900 poubelles publiques pour ne pas salir les rues et les places
- préserver les plages comme lieux de loisir pour ne pas en faire des aires de jeux dangereuses.
Agir sur la propreté, c’est d’abord ne pas polluer à son niveau individuel en réduisant sa propre production de déchets non biodégradables.
Déchets verts : l’incivilité, une dépense supplémentaire qui pèse sur tous les Nouméens
Le montant global mensuel de la collecte déchets verts/objets encombrants est de 19 millions.
Chaque fois que la mairie est obligée de mener une opération de « mise à blanc » exceptionnelle parce que les Nouméens se sont montrés inciviques (dépôts sauvages et encombrement des trottoirs entre 2 collectes), cela représente un coût pour la collectivité et les Nouméens.
Ainsi, le coût de la « mise à blanc » menée du 12 au 28 janvier pour 2 secteurs sur 4 est de 5,625 millions, soit un surcoût de 30% par rapport aux dépenses mensuelles habituelles.
Pourquoi ? La CSP, mobilisée sur son planning contractuel, utilise tous ses camions grappins. La mairie a donc du faire appel aux sous-traitants disponibles, dont les équipements – matériels de travaux publics - sont moins adaptés à la collecte. Cette moindre productivité augmente donc le coût de l’enlèvement de la tonne et par conséquent les dépenses de la ville.
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Période normale
(camions grappins de véolia) |
Opérations complémentaires
(camion benne 19 t et pelle mécanique de sous-traitants) |
exemple de tonnage |
192 |
192 |
total |
2 799 168 |
5 625 132 |
part action coup de poing sur tonnage mensuel |
15% |
30% |
24/02/2009 |