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photographies de Rémy Moyen
Du 13 mars au 8 avril 2008
Cette exposition ddu photographe calédonien Rémy Moyen rassemble une trentaine de photographies « dérangeantes » pour lesquelles le photographe a laissé libre cours à son imagination et décidé de tourner le dos au politiquement correct.
Des images qui mettent de prime abord mal à l’aise, qui ont vocation à prendre le public à contre-pied, à l’amener hors de sa zone de confort pour l’obliger à aller au-delà de ses préjugés et se poser un certain nombre de questions.
Aux antipodes du reportage ou de la photo de publicité qu’il pratique au quotidien, Rémy Moyen présente là le fruit d’un travail personnel réalisé à des moments perdus depuis plusieurs années et qu’il prend enfin le risque de présenter.
Partant de thématiques aussi diverses et improbables que le trafic d’organes humains, les violences envers les femmes, l’assassinat de journalistes, l’avortement, l’emprisonnement, le SIDA, la chirurgie esthétique ou la révolution informatique, il a essayé d’aborder chaque sujet à la marge, de façon paradoxale, en composant des scènes qu’il a voulues étonnantes et sans concession.
« Je sais que ces métaphores visuelles ne laisseront personne indifférent et je suis naturellement parfaitement conscient qu’une partie du public va détester ce travail. Ce qui importe pour moi, c’est d’interpeller, d’offrir un autre regard sur des grands thèmes universels, et naturellement de partager. Les compliments comme les critiques. »
Rémy Moyen
Rencontres avec l’artiste
Photographe autodidacte installé en Nouvelle-Calédonie depuis 1975, Rémy Moyen a eu l’occasion de s’intéresser quasiment à tous les aspects de son métier, mis à part sans doute la vente de matériel et la photographie scolaire. Gestion d’un mini-lab couleurs Kiss au cœur de feu le centre Barrau, sous-traitance du noir et blanc pour le compte des magasins de la ville dans un petit laboratoire de la rue de Barleux, reportage pour l’Agence France-Presse aux quatre coins de la Calédonie pendant les événements, photos de mariage pour les couples japonais en lune de miel tout près du Paradis, photos de publicité en studio pour les agences conseil en communication, collaboration à « Nouméa », le magazine municipal et au magazine économique « Objectif », son itinéraire est jalonné « d’instants décisifs » qui ont nourri sa pratique de la photographie et l’ont préservé de l’ennui.
Il est pourtant une activité à laquelle il a peu sacrifié et qui représente incontestablement une forme d’aboutissement pour un photographe… ainsi qu’une sacrée montée d’adrénaline : celle de l’échange avec le public à travers un livre ou une exposition photo.
Une première fois, en 1986, il présente « Escale en Noir et Blanc », une sélection de clichés réalisés lors d’un bref séjour à Vanuatu, au siège de la banque Indosuez de Nouméa qui avait accompagné ce projet.
Il publie également en 2004 « Arrêt sur images », un livre de photos qui retracent la période des événements et témoignent de son travail sur le terrain pour le compte de l’agence France-Presse.
Mais il avait en tête depuis de nombreuses années un projet d’exposition de photos très personnelles, que l’on pourrait qualifier de dérangeantes – pour reprendre la terminologie d’Al Gore – qu’il réalise aujourd’hui au centre d’art.
Informations pratiques
Exposition de photographies -
Au Centre d’art, 6 bd Extérieur
- vernissage de l’exposition jeudi 13 mars à 18h30 (entrée libre)
- exposition du 13 mars au 8 avril
- entrée libre du lundi au vendredi de 7h15 à 15h30 et les soirs de spectacle
au théâtre de Poche
- rencontres avec le photographe le soir du vernissage et sur rendez-vous au : 78.12.21
27/03/2008 |