Création de plateaux artistiques
La Ville de Nouméa, de concert avec les danseurs de hip-hop, a décidé de créer des « plateaux artistiques » afin de permettre la pratique de la discipline dans les meilleures conditions de sécurité.
Les échanges avec les jeunes danseurs de hip-hop ont permis d’élaborer le premier de ces plateaux qui sera implanté au cours de l’année à la maison de quartier Artigues. La prochaine rencontre de concertation se tiendra ce 2 mai à 16h30. Elle aura pour objectif de valider la mouture du plateau, de lancer l’appel d’offre et enfin de planifier sa réalisation.
D’autres quartiers intéressés
Ce projet devrait se répéter dans d’autres quartiers. Des discussions sont déjà en cours avec les jeunes danseurs de Rivière-Salée.
Des équipements budgétés
La Ville de Nouméa a inscrit au contrat d’agglomération 2006-2010 la mise en place de ces « plateaux artistiques ». Il s’agit d’une structure couverte avec un plateau en bois pour amortir les chocs, comme un plancher de danse. L’enveloppe globale pour ces plateaux s’élève à 30.000.000 F sur 5 ans.
L’usage de ces plateaux ne sera pas exclusivement réservé au hip-hop. D’autres formes artistiques peuvent y être pratiquées. Il servira aussi de scène de spectacle lors des fêtes de quartier.
Les risques du hip-hop
Le hip-hop, bien implanté en Nouvelle-Calédonie depuis quelques années est une discipline artistique qui s’apparente à la danse et qui entre dans le contexte plus large de ce que l’on appelle aussi les « Cultures Urbaines », qui englobent le rap, les graffitis, etc.
Le hip-hop, très physique de part ses figures spectaculaires, est souvent pratiqué en extérieur, à même le sol, sur du bitume ou du béton. Des études menées aux Etats-Unis ou en métropole sur les jeunes pratiquant le hip-hop depuis plusieurs années montrent de fréquents traumatismes, osseux ou musculaires.
26/04/2007 |