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  Actualité > Dossiers > Expositions, spectacles… (juin 2007)

D’une expo à l’autre…

La Ville de Nouméa propose une nouvelle activité permettant de découvrir les créations des artistes plasticiens contemporains exposées dans les galeries de Nouméa.  Les premières visites sont prévues le samedi 2 juin et le samedi 7 juillet à 14h. Le rendez-vous est fixé au centre d’art à 13h45.

Au programme :
- galerie Arte Bello avec Johannes Wahono, chevalet d’Art avec Claude Luguel
- galerie 11 avec des artistes de Wallis et Futuna
- Centre d’art avec Mathieu Venon. 

Informations pratiques :
- le transport est assuré par minibus.
- les billets sont en vente au centre d’art au tarif unique de 1 000 F.
- inscription obligatoire avant vendredi 1er juin à 14h, auprès du Centre d’art, 6 Bd Extérieur, tél : 25 07 50.

A la médiathèque municipale de Rivière-Salée, jusqu’au 9 juin

Exposition de Claude Ponti
La médiathèque municipale de Rivière-Salée organise une exposition de Claude Ponti du mardi 22 mai au samedi 9 juin.
Cette exposition présente l’univers magique de cet auteur illustrateur jeunesse. Les travaux des élèves ayant assisté aux quatre séances thématiques, de même que les travaux de l’atelier vacances (du 10 au 13 avril) sont également exposés.

Renseignements :
Médiathèque municipale de Rivière-Salée, 4, rue Raphaël Ménard. Tél. 41 54 02.

Au musée de la Ville, jusqu’au 14 août 2008

« Vos papiers, s’il vous plait »

les statuts de la population en Nouvelle-Calédonie depuis 1853
En 1946, l’article 80 de la Constitution de la IVe République, confère le statut de citoyen français à tous les ressortissants de l’Union française. Même s’il faut encore quelques années pour que l’article soit réellement appliqué en Nouvelle-Calédonie, cette date fait acte pour abolir le régime de l’indigénat et ouvrir l’avenir à un destin commun qui se dessinera au fil des décennies.
A l’occasion du 60e anniversaire de l’accession à la citoyenneté pour tous, commémoré en octobre 2006, l’exposition propose de parcourir les différents statuts qui ont régi la vie des habitants de Nouvelle-Calédonie pendant près de cent ans et défini les bases d’une histoire parfois difficile.
À travers la lecture des différents papiers d’identité qui régentaient la vie de la population, apparaissent les droits et les devoirs de chacun pendant la période coloniale : carte d’électeur pour les colons libres, autorisation de circulation pour les libérés et les indigènes, passeport et dossier d’immatriculation pour les étrangers…

Présentation de l’exposition
3 teintes pour 3 statuts : vert pour les citoyens, violet pour ceux soumis au régime de l’indigénat et bleu pour les étrangers….Ainsi, nous évoluons dans un espace où se côtoient des hommes aux droits et aux devoirs différents. Leurs papiers officiels les identifient. Papiers qui leur permettent d’accéder au pouvoir, qui les identifient voire les contrôlent ou encore papiers qui rythment leur quotidien. Ceux-ci sont issus d’archives institutionnelles ou familiales. Pour répondre aux normes de conservation, aucun original n’est présenté mais uniquement des fac-similés.

Pour cette thématique quelque peu austère, l’exposition a voulu recréer des petits spots de vie à l’époque coloniale. Ces derniers ont été réalisés par les jeunes de la classe de 1ére option vidéo du lycée Lapérouse. De même, chaque visiteur pourra se mettre « dans la peau » d’un personnage. Ainsi, à l’accueil, une couleur lui sera remise pour suivre la vie d’un Mélanésien, d’un Arabe, d’un Indonésien, d’un Wallisien etc.  au cours des années 1903, 1923, 1953…

Quelques spots pour les plus jeunes, citoyens de demain, sont également conçus. Une plaquette est à la disposition des collégiens. Et comme toujours, un catalogue est édité pour ceux qui veulent en savoir plus.

Mais avant tout c’est un regard esthétique sur une histoire chaotique qui est présentée : histoire forte, parfois difficile, dans laquelle la Nouvelle-Calédonie ne se voile pas la face. L’exposition souhaite pouvoir être un moyen de réflexion pour la société néo-calédonienne.

Histoire contemporaine

La légitimité par le papier : le 19ème siècle
Conçus initialement pour contrôler ceux qui dépassaient les limites de leur contrée, les papiers d’identité se sont généralisés à l’ensemble de la population. Ils sont devenus les documents indispensables pour structurer le bon déroulement de la vie de tout habitant. Ainsi, la longue liste des papiers légaux  permet d’expliquer le système légal législatif français, encore plus complexe dans l’empire colonial français pourvu de statuts différents.

On y retrouve cependant bien des documents, acte de naissance, passeport, permis de séjour, etc., qui vont jouer un rôle dans l’acquisition de la nationalité française, qu’elle soit par le sang ou par naturalisation. Ils pourront alors établir la notion de citoyenneté et donner accès aux rênes du pouvoir et aux sphères décisionnelles. On pourrait presque dire, pour résumer, que les « sans papiers » sont des « sans droits », réalité pour le monde indigène colonial. La société demande sans cesse de pouvoir justifier d’une identité et de prouver le bien-fondé des actions des citoyens par des documents dûment reconnus : certificats, diplômes, etc.

L’exposition propose de découvrir comment s’est construite la Nouvelle-Calédonie au regard de tous ces documents. Qui les détenait, quels droits cela conférait-il ou à quels devoirs cela renvoyait-il ? Ainsi, de citoyens français ou d’étrangers, les pionniers devinrent des « citoyens calédoniens », obtenant au cours des années la possibilité de gérer leur pays et une reconnaissance au plan national. Surtout, on assiste à la longue évolution du peuple autochtone qui, régi par un régime spécifique destiné à restreindre ses droits et ses libertés, a conquis la citoyenneté française tout en préservant sa coutume.
Enfin, c’est l’évocation de ces nombreux étrangers, de pays et de statuts très divers, qui ont apporté leur contribution à la construction du pays et qui aujourd’hui, bien que n’étant d’origine ni kanak ni française, sont des citoyens français à part entière en Nouvelle-Calédonie.

Le papier, garant de l’ordre : le 20ème siècle
Liberté, égalité, fraternité
Au lendemain de la Grande Guerre, dans presque toutes les colonies, des indigènes réclament leur place de citoyens. Après la Seconde Guerre mondiale, le mouvement international de décolonisation s’étend sous l’influence des Américains, des Soviétiques ou des Chinois. Dans les colonies françaises, le drapeau tricolore doit désormais représenter, d’une façon nouvelle, la devise républicaine de la France : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

La Liberté se traduit par des droits désormais ouverts à tous : droits de voter, de circuler, de travailler librement, de s’exprimer…

L’Égalité, c’est d’abord l’égalité devant la loi, identique pour tous, mais aussi une égalité des chances et des moyens entre les habitants. Ainsi, en Nouvelle-Calédonie, les premiers crédits du FIDES permettront de désenclaver les tribus, de mettre en place l’électrification et l’adduction d’eau dans plusieurs villages, de construire des écoles et dispensaires…Égalité des devoirs aussi : voter, aller à l’école, obéir à la loi, …

Enfin, la Fraternité se dessine par un long processus de reconnaissance et d’acceptation des communautés entre elles. De nouvelles lois sociales apparaissent.

À l’origine, les pièces d’identité et autres livrets d’engagement étaient surtout conçus pour mieux contrôler les étrangers et les marginaux. Mais, du fait de l’évolution de la société, de sa modernisation, cet « encartement » s’est étendu à l’ensemble des citoyens.

Papier et traçabilité
Aujourd’hui, l’existence des citoyens est ponctuée par une suite de documents administratifs, allant de l’acte de naissance à l’acte de décès, en passant par le passeport, la carte d’identité, les permis de conduire, de chasse, les titres de séjour, de propriété et les diplômes. Chacun se voit inéluctablement fiché. Cependant, la possession de ces documents est indispensable, au risque de voir sa liberté individuelle réduite en l’absence de l’un d’eux.
L’égalité a, de fait, exclu toute marginalité dans une société codifiée, réglementée. Pour vivre en société, il faut en accepter les principes, répondre obligatoirement aux critères établis et d’être identifiables à tout moment.

Un statut original
Mais la Nouvelle-Calédonie, au niveau statutaire, a cependant su, au cours d’une histoire riche, agitée tantôt de courants conservateurs, tantôt de courants progressistes, faire preuve de sagesse mais aussi d’innovation.
Elle jouit, aujourd’hui, d’un statut original et unique.

Sommaire du catalogue

Citoyen français…
Les colons libres : hommes de pouvoirs par Jerry Delathière
Citoyens aux Nouvelles-Hébrides par Sylvette Boyer
Des velléités autonomistes par Jerry Delathière
« Malabars » citoyens français par Jerry Delathière
Les livrets de famille
Statut des femmes
Parcours d’une femme : Laurentine Teyssandier de Laubarède par Yves Jacquier
Citoyen déchu de ses droits civiques 
Difficile réinsertion : la vie des libérés par Jerry Delathière
Les moyens de surveillance : la gendarmerie

Indigène en Nouvelle-Calédonie…
Le Kanak… un sujet ? par Sylvette Boyer
Les Canaques et l’évolution du statut de l’indigénat par Benoît Coquelet
Le régime juridique des métis en droit colonial par Benoît Coquelet
État civil mélanésien et état civil coutumier
Travailleurs néo-hébridais en Nouvelle-Calédonie : quel régime, quel statut ? par Sylvette Boyer.
Le statut des engagés tonkinois par Claudy Chêne
Quel statut pour les Wallisiens et Futuniens en Nouvelle Calédonie ? par Malia Sosefo Drouet-Manufekai
Craintes et espoirs de la généralisation de l’accession à la citoyenneté française par Ismet Kurtovitch
La mise en place des listes électorales kanak d’après l’interview de Jacques Rouleau

Étranger en Nouvelle-Calédonie…
Immigration étrangère au XIXe siècle par Jerry Delathière
Consulat de Grande-Bretagne par Max Shekleton
Étrangers en résidence libre : les Japonais par Luc Legeard
Travailleurs immigrés sous contrat : les Javanais par Catherine Adi.
Les passeports
 
Informations pratiques
Musée de la ville de Nouméa, Place des cocotiers, tél. 26 28 05
Fax : 27 60 62
Heures d’ouverture : 
- 9h à 17 du lundi au mardi
- 9h à 13h et de 14h à 17h le samedi

Tarifs :
- 200F plein tarif
- 100F pour les plus de 60 ans et les étudiants
- 50F pour les 12-18 ans
- gratuit pour les moins de 12 ans
Visite guidée et gratuite, sur rendez-vous, pour les scolaires
1700 F, Pass permettant également la visite du Musée de Nouvelle-Calédonie, du Musée de l’histoire maritime, du Centre Tjibaou, du Parc forestier et de l’Aquarium des lagons.

29/05/2007

 

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