|
A Nouméa, plus de 2 000 personnes
vivent avec un handicap. C’est
beaucoup. Certaines n’entendent
pas ou ne peuvent se déplacer
sans aide. D’autres ne voient pas
ou ne peuvent comprendre le
monde dans lequel elles vivent.
Pour toutes, la vie n’est pas facile.Qu’il s’agisse d’un handicap plus
ou moins prononcé, survenu dès
la naissance ou bien plus tard, peu à peu ou brutalement…
Des détails, des petits riens de la
vie de tous les jours deviennent
vite des obstacles insurmontables.
Progressivement, Nouméa a pris
conscience de ces problèmes, de
ces souffrances silencieuses, dont
nul n’est à l’abri. Depuis 3 ans, la
Ville fait de l’aide aux personnes
handicapées une priorité. Ce n’est
pas seulement une volonté, c’est
un travail colossal, quotidien, qui
touche tous les secteurs et tous
les services. Il s’agit de faciliter la
vie des personnes handicapées
par un soutien renforcé, un encadrement
adapté et une meilleure
intégration. Les considérer, en somme.
Simplifier l’information et l’accompagnement
• Les personnes handicapées et leur famille doivent pouvoir s’informer
sur leurs droits et sur les aides dont elles peuvent bénéficier.
Ainsi, Bernadette Brizard-Dumery, conseillère municipale chargée
de l’action en direction des personnes handicapées, tient une
permanence hebdomadaire le mardi et le jeudi matin en mairie.
Elle les reçoit, les écoute et les oriente vers les services appropriés.
• Très souvent, le centre communal d'action sociale de Nouméa
(CCAS) prend le relais.
La situation d’une personne handicapée peut d’ailleurs faire appel à plusieurs compétences au sein de ce même service.
En premier lieu, l’éducatrice spécialisée
« référente » des personnes handicapées :
elle les conseille et les accompagne dans
toutes leurs démarches. Une intervenante à domicile (ITD) peut également soulager
la famille gratuitement, quelques heures
par semaine, en menant des actions
d’animation ou d’éveil avec l’enfant ou
l’adulte handicapé.
Soulager le coût de la
différence
• La mairie apporte également différents
soutiens financiers. Depuis les aides de
première nécessité (alimentation, hygiène,
petite enfance, santé) jusqu’à l’insertion
(formation, transport en commun, permis
de conduire), en passant par l’aide au
maintien à domicile, l’aide à l’accès aux équipements et aux activités de loisirs.
• Par exemple, grâce à l’intervention de la
caisse des écoles, les écoliers handicapés
boursiers bénéficient gratuitement du
transport et des repas de cantine. La mairie
apporte également son soutien au frais de
bus pour les sorties récréatives des écoliers
du primaire à mobilité réduite. La crèche
municipale du Caillou Blanc accueille également des enfants handicapés.
• L’aide touche aussi l’habitat. La mairie
a financé la réhabilitation de l’immeuble « Laville », des logements adaptés aux
personnes âgées et handicapées, pour
près de 60 millions de francs.
Une convention a également été signée
avec la SIC pour l’obtention de loyers
modérés plafonnés, sans oublier 5,5 millions
consacrés à la construction d’un refuge
de nuit pour les SDF (sans domicile fixe)
souffrant de troubles mentaux à Nouville.
Faciliter l’accès à la
culture, aux loisirs et
au sport
Des mesures ont été prises afin de favoriser
l’intégration des enfants et des adultes handicapés
autour de la culture et des loisirs.
• La médiathèque de Rivière Salée et le
musée de la ville sont gratuits et des
aménagements spécifiques invitent les
classes d’intégration scolaire (CLIS) ainsi
que les enfants handicapés physiques ou
mentaux à participer aux animations.
La médiathèque municipale s’est équipée
en livres à gros caractères pour les
lecteurs malvoyants.
Au musée de la ville et à la médiathèque
encore, des animations sont organisées
pour les classes d’intégration scolaire.
Le centre d’art applique des tarifs réduits et
accueille les patients de l’hôpital de jour,
les personnes malvoyantes et les élèves
de l’institut médico-éducatif, pour des
cours de théâtre adaptés.
• A la cyberbase de Montravel, enfants et
adultes handicapés peuvent utiliser un poste
informatique aménagé à leur attention.
Les ateliers de loisirs sont ouverts aux
enfants les mercredis après-midi et durant
les petites vacances scolaires.Les centres
de loisirs sans hébergement et les colonies
de vacances leur proposent des tarifs
réduits, de 500 à 1000 F la semaine.
• Pour les amateurs de natation, ils ont le
choix entre la piscine municipale du Ouen-Toro, où l’accès est facilité, et la Baie des
Citrons, où les pompiers de la ville sont à
leur disposition pour les transferts entre la
plage et l’eau.
Enfin, pour les adultes, sont organisées
toutes sortes d’activités (club seniors et
ateliers artisanaux) dans les maisons de
quartiers. L’organisation de rencontres
et de bals leur permet de rompre avec
l’isolement.
Adapter l’accès
à la ville
• Depuis une quinzaine d’années, la ville
prend en compte l’aménagement de
chaque nouvelle aire de jeux, chaque nouvel équipement public, chaque nouvelle école…
Aujourd’hui, elle va encore plus loin : l’effort
porte aussi sur la réhabilitation et l’aménagement
de ses constructions déjà existantes.
C’est le cas des logements et des bâtiments
municipaux : l’hôtel de ville, l’hôtel de police,
le CCAS, la médiathèque, le musée de la
ville, le café musiques « Le Mouv’ », le
centre d’art, le théâtre de ville, la piscine
du Ouen-Toro, les maisons de quartier.
Partout où il s’avère nécessaire de faciliter
l’accès, les services techniques de la ville
interviennent. Ainsi 15 écoles, qui
accueillent des enfants handicapés, ont
déjà été équipées de rampes d’accès, de
blocs sanitaires adaptés. Des classes ont été spécialement aménagées en fonction
du handicap des enfants.
En 2005, la ville a créé 10 nouvelles places
de stationnement pour les personnes
handicapées, portant leur nombre à 142.
• Le service à la population se déplace
au domicile des personnes handicapées
ou à l’hôpital, lorsque ces dernières le
demandent, pour l’établissement de
documents administratifs.
 Favoriser les
rencontres
Deux rendez-vous annuels ou biannuels
permettent aux personnes valides et
handicapées de mieux se connaître.
• Le premier, la journée verte, se tiendra
le 8 novembre et s’intéressera cette année
à « l’accès aux loisirs » pour les personnes
handicapées. Tous les deux ans, cette
journée informe et sensibilise la population
aux difficultés que rencontre au quotidien la
personne handicapée. Un grand moment
d’échanges et de rencontres !
• Le second rendez-vous est l’appel à projets.
Ce concours annuel est né en 2003,
lors de l’année européenne du handicap.
Il récompense les projets les plus novateurs
en faveur des personnes handicapées.
Cette année, le concours concerne les 18
associations oeuvrant dans le domaine du
handicap et les 17 écoles comprenant une
CLIS (classe d’intégration scolaire) sur la
commune. La remise des prix est prévue
début septembre.
Le budget
municipal de
l’intégration
aux handicapés
est de plus de
100 millions
Ainsi, la part annuelle du CCAS
destinée aux personnes handicapées
a presque doublé en trois ans, pour
attendre 40 millions de francs en 2006.
Les subventions aux associations
représentent 11 millions et la mise à
disposition de locaux et de personnel
pour celles-ci représente 25 millions
annuels.
Par ailleurs, chaque année, le coût des
aménagements urbains et scolaires,
s’élève à environ 25 millions.
Des associations
soutenues
La Ville de Nouméa soutient les associations
oeuvrant pour les personnes
handicapées en leur accordant chaque
année 11 millions de francs.
La ligue calédonienne des sports
adaptés et handisport reçoit pour sa
part 400 000 francs et le handiclub
calédonien, 150 000 francs.
Des locaux sont mis à la disposition des
associations (Autism’Espoir, communication
culture dynamisation) dans les
maisons de quartier et l’association
calédonienne des handicapés (l’ACH)
disposent de 6 aides-maternelles et une
femme de service, représentant un coût
annuel de 25 millions de francs.
Transport des
personnes à mobilité
réduite
Afin de lutter contre l’exclusion de la
personne handicapée dans la vie de
la cité, une opération à titre expérimentale
va voir le jour en fin d’année :
l’aménagement de 2 taxis pour
transporter des personnes à mobilité
réduite.
Ainsi, moyennant une participation
financière d’un ticket de bus par
client (sur une base forfaitaire de
1 500 F la course, la ville prendra en
charge la différence), une personne
handicapée pourra se déplacer sur un
simple appel téléphonique auprès
des 2 chauffeurs de taxi, partenaires
de l’opération.
Les véhicules, esthétiques et discrets,
se glisseront dans la flotte des taxis
de Nouméa.
Seuls signes particuliers, la taille du
véhicule et le sigle discret indiquant le
transport de personnes handicapées.
Le choix s’est porté sur un monospace
Peugeot 807 qui bénéficiera de
certaines transformations.
Ainsi, l’accès se fera par l’arrière de
la voiture. Le client prendra place à
l’aide d’une rampe automatique
très courte recouverte d’un tapis
antidérapant.
Quatre fixations de type sangles à
enrouleurs viendront ensuite bloquer
le fauteuil, tandis qu’une ceinture
abdominale maintiendra le passager
bien en place.
Il pourra ainsi profiter d’une très
bonne visibilité en toute sécurité.
Infos pratiques
La mairie à votre écoute
> CCAS -
Brigitte Césarini, directrice
20, rue Gallieni. Tél. 27 07 86
> Hôtel de la police municipale :
délivrance des cartes de stationnement
Handicapé -
10, rue Gallieni. Tél. 25 06 00
> Bernadette Brizard :
conseillère municipale chargée des
personnes handicapées -
permanence sur RV les mardis et jeudis
matin. Tél. 27 98 40
> Pierre Hénin :
médiateur municipal -
permanence sur RV. Tél. 27 98 40
> Les autres institutions
- DASS - Mission Handicapés :
3, bis angle des rues Gallieni et de la
République -
Tél.24 37 24
- DPASS :
Service de l’aide et de l’action sociale -
5, rue Gallieni -
Tél.24 25 70 -
Service de l’aide médicale -
17, rue Georges Clémenceau -
Tél. 27 90 70
> Les associations
• APEI (Association des parents et amis
des personnes handicapées intellectuelles)
L’association gère 2 structures :
- CAT (centre d’aide par le travail), 67, rue
Georges Lèques, Tina sur mer.
Tél. 43 63 25
- IME ( institut médico-éducatif), 2, rue
Montcalm, Faubourg blanchot.
Tél. 27 49 49
• ACH (Association calédonienne des
handicapés)
22, rue du Mont té, Montravel.
L’association gère 3 structures :
- L’atelier éducatif à expressions diversifiées
et le centre d’accueil spécialisé, à
Montravel. Tél. 27 28 44
- le foyer Paul Reznick, 8, rue Juliette
Bernard, Nouville. Tél. 26 95 90
• ASEAD (Association pour le soutien des
enfants et adolescents déficients)
Tél. 24 00 54 -
email : asead@canl.nc
• Autism'espoir -
Tél. 41 52 82
• Communication culture
dynamisation -
Tél. 76 19 15
• Handitra (association de défense des
handicapés du travail, de la circulation et
de la vie) -
Tél. 27 46 17
• AVH (Association Valentin Haüy pour le
bien des aveugles)
38, rue taragnat, Vallée des Colons.
Tél. 24 11 15 -
email : avhnc@lagoon.nc
• APS (association pour la surdité) -
Tél. 84 29 52
• UAFAM NC (Union des amis et familles
de malades et handicapés mentaux)
10 rue des niaoulis, Rivière-Salée.
Tél. 43 45 95
• APEH NC (Association des parents d’enfants
handicapés de Nouvelle-Calédonie)
23 rue Albert 1er, Vallée des Colons.
Tél. 25 36 36
• Ligue Calédonienne des sports
adaptés et Handisport -
Tél : 43 45 46
29/08/2006 |