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Nouméa bénéficie d’un environnement exceptionnel
mais connaît aussi, depuis quelques années, un développement économique et urbain très important.
Cet essor pourrait remettre en question l’environnement
et le bien-être des Nouméens. La Ville a donc choisi de
s’engager sur la voie du développement durable et de
relever le défi de l’équilibre environnemental, social et économique.
Elle a ainsi adopté des stratégies en terme d’actions
mais également engagé des réflexions pour offrir aux
générations futures un avenir plus sûr.
Depuis plusieurs années,
Nouméa applique les grands
principes du développement
durable.
Côté vert, Nouméa dispose de
grandes richesses qu’elle s’emploie
depuis des années à préserver
et à valoriser. Sur ce principe, la commune
participe à certains programmes,
comme la préservation de la forêt
sèche ou la revégétalisation des
sols, et favorise les modes de
circulations douces.
Elle a ainsi créé des pistes
cyclables « vélo-loisir », mais
aussi des places végétalisées,
des promenades et des chemins piétonniers. Aujourd’hui, elle élabore
un projet de bus pédestre,
appelé aussi le carappate.
Elle étudie également les
migrations pendulaires, entre
les lieux de résidence et de travail,
afin de réduire les distances…
La maîtrise de
l’urbanisme
Côté ville, Nouméa est une
commune très dynamique au
coeur d’une agglomération de
147 000 habitants. En matière
de logements, la Ville a élaboré
un plan d’urbanisme directeur
(PUD) qui encadre les demandes
de permis de lotir et de construire. Actuellement en révision, le
dernier PUD a, par exemple,
introduit de nombreuses prescriptions
et recommandations
visant l’intégration du bâti dans
son environnement.
Concernant plus particulièrement
les permis de lotir, la commune
a engagé un dialogue
au cas par cas pour que les aménagements de voiries
permettent, à terme, des déplacements
sécurisés pour les
piétons, les cyclistes et les
personnes à mobilité réduite.
Quant aux permis de construire,
au cours de la période 1998-
2007, la commune a refusé
la réalisation de certaines
constructions pour leur manque
d’intégration dans leurs sites
respectifs. La Ville de Nouméa
s’est d’ailleurs récemment dotée
d’un référent « HQE » (Haute
Qualité Environnementale).
Ce dernier sensibilise régulièrement
les concepteurs de projets
sur ce sujet.
Par ailleurs, une cellule esthétique
a été créée au sein du
service de l’urbanisme pour
notamment permettre une
meilleure intégration des constructions.
En 2005, l’exécutif
municipal a décidé de bâtir un
projet de ville ambitieux, à
l’appui du PUD. L’objectif visé
est d’inscrire résolument
Nouméa dans la perspective du
développement durable avec,
comme première étape, le
recensement exhaustif des
territoires à enjeux écologiques
pour les identifier et les préserver.
du budget
d’investissement
pour
l’assainissement
Depuis près de 20 ans, Nouméa
a porté ses efforts sur la question
de l’eau. Elle a adopté un schéma
directeur d’assainissement,
afin de construire des réseaux
de collecte des eaux usées et
de stations d’épurations. L’effort
est conséquent : un quart du
budget d’investissement est
consacré à l’assainissement
chaque année. Le dispositif a également permis de maîtriser
les problèmes de pollution
marine et d’offrir un bon niveau
de qualité des eaux de baignade
sur les plages de Nouméa.
D’importants aménagements
ont aussi été effectués pour la
distribution de l’eau de consommation
car il ne faut pas oublier
que Nouméa est une ville sans
eau. La Ville a renforcé le réseau et les moyens de production
(avec le Grand Tuyau)
afin de répondre aux besoins
d’une urbanisation galopante. Le service municipal d’hygiène
travaille étroitement avec l’institut
Pasteur et le laboratoire de
la Calédonienne des Eaux afin de surveiller et de contrôler la
qualité de l’eau.
Une stratégie intercommunale
Nouméa s’est également engagé
dans une stratégie intercommunale,
avec les 3 autres communes du Grand Nouméa. Par exemple,
l’installation de stockage
des déchets (ISD) répond à des
normes environnementales très
strictes. Située à Gadji, l’ISD est
plus efficace, plus propre et
mieux adaptée aux besoins des
4 communes. Cette solution de
regroupement intercommunal a
permis la mise en place d’un
réseau moderne de tri, de
transport et de traitement des
déchets.
La Nouvelle-Calédonie bénéficie
en outre de soleil et de vent
important tout au long de l'année,
ce qui en fait un terrain propice à l'utilisation des énergies
renouvelables qu’EEC s’est
engagé à utiliser de plus en
plus. Par exemple, l’énergie des éoliennes du Mont-Dore profite
maintenant aux Nouméens.
Des comportements à changer
Nouméa, ville éco-citoyenne,
doit inciter la population à adopter
des comportements plus écologiques.
Pour cela, elle doit
d’abord donner l’exemple. Tous
les secteurs sont concernés :
les services techniques, les bâtiments
administratifs, les établissements
publics, comme les écoles, bibliothèques, maisons
de quartier et centres culturels,
gymnases et piscines…
Il est possible de réduire les coûts de fonctionnement en
rationalisant leur consommation
d’énergie, en mettant en place
des pratiques de bon sens, en
faisant la chasse au gaspillage,
en pratiquant le recyclage par le
tri sélectif. Certaines actions
sont déjà en place comme le
remplacement progressif de
matériels par des équipements à consommation moindre :
lampes, feux tricolores, horodateurs
solaires, robinets d’eau économiques.
Le renouvellement
des véhicules municipaux
fait désormais l’objet d’une étude préalable pour l’achat
de véhicules propres. D’autres
pistes sont à l’étude comme
l’aménagement alternatif à la
climatisation dans les nouvelles
constructions, l’utilisation
de boosters électriques, l’installation
dans les écoles de cellules
photovoltaïques pour couvrir
leur consommation électrique…
La Ville s'efforce, en outre, d'éveiller
la prise de conscience
des enfants et leur sens des
responsabilités dans leur vie
sociale. Elle doit les accompagner à travers de nombreuses
informations et interventions
pédagogiques.
A un autre niveau, les habitants
d’un quartier sont invités à participer à de nombreuses actions
pour vivre en harmonie avec
leur environnement. C’est par
exemple le cas à Tindu, avec la
mise en valeur de la baie de
Kaméré et la préservation de la
mangrove.
Plus largement encore, les
Nouméens ont été sensibilisés
aux périls qui menacent la
planète. Durant le dernier trimestre
2006, ils ont pu découvrir
l’exposition de photos de
Yann Arthus Bertrand, qui s’est
tenue place des Cocotiers.
Ce n’est certes qu’un début,
mais la prise de conscience est
bien en marche… Par ailleurs,
la Ville de Nouméa sollicite les
collectivités compétentes afin
de rendre obligatoire la mise
aux normes environnementales
des entreprises et industries
polluantes.