L’écologie est une valeur essentielle
que la Ville a intégrée depuis de nombreuses années déjà dans
sa politique de développement.
Les efforts se conjuguent dans
tous les domaines.
Des mesures concrètes se mettent
en place : lutte contre la
pollution, protection des écosystèmes
sensibles, gestion des déchets, élaboration d’un nouveau
plan d’urbanisme où la question
environnementale est centrale...
Dans cet esprit, un Agenda 21 -
le chiffre 21 en référence au 21e
siècle -, véritable plan d’actions concertées sur les bonnes pratiques
environnementales, est actuellement à l’étude par la mairie.
Quant aux réalisations qui paraissent
lentes à voir le jour,
il convient de tirer les leçons enseignées
par la Nature elle-même.
Le temps est souvent nécessaire
pour voir éclore et mûrir les projets
même les plus adaptés ou les
meilleurs pour tous. Quoi qu’il en
soit, c’est bien aujourd’hui que
se dessine le visage du Nouméa
de demain. Une ville écologique
moderne.
Une vision de l’urbanisme axée sur l’environnement
La Ville actualise sa politique urbaine, en révisant son PUD (Plan d’urbanisme directeur), et en s’engageant dans un
Projet d’aménagement et de développement durable (PADD). L’enjeu : préserver la qualité de vie des habitants dans
le respect de l’environnement. Que ce soit en matière de logement, de transports ou d’assainissement, beaucoup
d’actions sont déjà engagées dans ce sens.
Un habitat
aux normes écologiques
Nouméa intègre les recommandations HQE
(Haute qualité environnementale) dans ses
programmes de constructions municipales,
en mettant en oeuvre les 4 cibles de cette
démarche : éco-construction, éco-gestion,
confort et santé.
3 projets, économes en énergie, sont en
cours : l’école de Kaméré 2 (ouverture à la
rentrée 2010), l’école de Tuband 2 (ouverture
en 2011) et la salle omnisports de la Vallée du
Tir (fin de travaux en 2010) .
En parallèle, dans le cadre de la LODEOM,
relative à l’environnement, la Ville a obtenu
des subventions exceptionnelles de l’Etat
pour l’équipement de l’école Gustave Mouchet
en panneaux photovoltaïques. Un projet
pilote pour Nouméa qui pourrait être étenduà d’autres écoles.
Les volets du PUD
Le plan d’urbanisme directeur, actuellement
en révision, est l’un des vecteurs privilégiés
de la protection de l’environnement. Il sera
composé de plusieurs volets :
- le plan vert et bleu. Il consiste en des
recommandations et principes d’aménagement
permettant d’introduire la notion
de paysage identitaire dans la composition
des projets urbains.
- le plan patrimoine et paysage. Il contribue à la préservation et à la valorisation
du patrimoine. Il est prévu de maîtriser
davantage les gabarits des constructions
nouvelles et de mettre en valeur le bâti
existant. Au delà du PUD, il engagera une
réflexion avec la province sur le permis de
construire, un pouvoir réglementaire ne
revenant pas à la mairie.
- le plan coeur de quartier et vocation des territoires a pour objectif de favoriser la
mixité des fonctions (commerces, services
et animations) afin de réduire les déplacements
(surtout ceux en voiture).
- les plan risques et nuisances pour préserver
la qualité de vie des habitants.
De manière générale, le futur PUD cherchera à encourager l’utilisation du label de qualification
des bâtiments « Ecocal » (qualité thermique
et performance énergétique dans les
bâtiments neufs).
Les déplacements urbains :
place aux transports en
commun
La Ville contribue annuellement pour 350
millions de francs à l’équilibre du réseau de transport collectif. Son développement, en
cours d’examen dans le cadre du Plan de
déplacements de l’agglomération de Nouméa,
ne pourra être résolu qu’à l’échelle de
l’agglomération.
A Nouméa, 94 bus sillonnent la ville, transportant
quotidiennement 18 000 usagers.
Afin d’inciter les habitants à emprunter les transports collectifs, des mesures ont été prises : diminution des tarifs pour les jeunes,
augmentation en soirée de l’amplitude horaire
pour les étudiants à Nouville.
Une réflexion est engagée sur le transport
en commun en site propre : une première
approche, réalisée rue d’Austerlitz, devrait
entraîner d’autres initiatives.
Un plan cyclable
Il prévoit de créer des parcours vélo loisirs et
des itinéraires reliant les centres d’intérêts.
Des premiers travaux ont déjà commencé baie de l’Orphelinat, entre la Baie des Citrons
et la promenade Pierre Vernier, route de la
Baie des Dames et avenue Bonaparte,à Rivière Salée, sur les voies principales du
quartier de Tuband. En dehors des pistes
cyclables, la Ville débloque par an 80 millions
de francs pour la réalisation de trottoirs.
La question
de l’assainissement
La Ville s’inscrit dans une approche nouvelle
de l’assainissement qui prend en compte l’environnement
et l’accroissement de la population.
L’assainissement du secteur de Ducos
est un sujet dont les élus ont bien mesuré l’importance. Dans le cadre de l’élaboration de
son schéma d’assainissement, la Ville a lancé un questionnaire auprès de 150 industriels et
procède à des visites pour évaluer la pollution.
Il est prévu, dans le contrat de délégation de
service public d’assainissement, de mettre en
place dans 5 ans des conventions de déversement
spécifiques avec les industriels se raccordant
au réseau. Mais, face à la complexité de l’assainissement, ces mesures d’amélioration
prendront du temps.
Vers une maîtrise de la
consommation d’eau
Pour toutes les villes du monde équipées d’un
réseau organisé de distribution d’eau potable,
la limitation des fuites d’eau est un véritable
enjeu. La ville de Nouméa, bien qu’elle ne soit
pas en retrait sur cette question en regard des
villes métropolitaines de même importance,
entend maîtriser davantage les fuites d’eau
de son réseau, notamment par une campagne
de la pré-localisation des fuites par
GPS dès la fin de cette année.
Les réseaux privés de la ville sont aussi
concernés, au sein des locaux municipaux,
et notamment dans les écoles, des robinets
et sanitaires de type Presto ont été installés.
Au marché municipal, des robinets fémoraux équipent les stands des poissonniers. Par
ailleurs, chaque étal de marchands dispose
désormais d’un compteur ce qui favorise la
responsabilité individuelle et contribue à une
meilleure maîtrise de la consommation d’eau.
Vers une maîtrise de la
consommation d’énergie
fossile : limiter les émissions
de gaz à effet de serre
• l’éclairage
La ville oriente ses choix progressivement
vers des options d’éclairage moins consommatrices
en énergies fossiles :
- la puissance de l’éclairage sur les axes
principaux de circulation est considérablement
réduite ;
- l’éclairage des rues, lors des programmes
de rénovation est effectué par un remplacement
progressif des ampoules de
moindre puissance ;
- de nombreuses places et sentiers publics
sont équipés d’ampoules basse consommation
ou par des bornes lumineuses
solaires à LED ;
- les nouveaux feux tricolores (issus du
nouveau plan de circulation) sont équipés
d’un système de leds qui permet un
meilleur éclairage avec une consommation
moindre d’énergie. La Ville se dirige
par ailleurs vers la mise en oeuvre d’un
programme de remplacement des signaux
par des leds ;
- la rénovation progressive de l’éclairage
extérieur des écoles privilégie une commande
par détecteur de mouvement plutôt
que l’éclairage nocturne permanent des
coursives (4 à 5 écoles par an sont ainsi
concernées) ;
- tous les locaux municipaux sont équipés
d’ampoules à économie d’énergie ou de
néons à luminescence.
• les horodateurs
Dorénavant, les 89 horodateurs sont dotés
d’une alimentation solaire autonome.
• l’opération Earth Hour
Depuis cette année, la Ville est partenaire
de l’opération mondiale « Earth Hour» portée par l’association WWF. Elle entend
ainsi marquer son engagement en faveur
de la réduction des gaz à effet de serre,
objectif du protocole de Kyoto. En 2009,
cette mobilisation partenariale a consistéà éteindre les lumières pendant une heure :
une baisse de consommation équivalente à la consommation en électricité durant une
heure d’un quartier de la taille du Motor-Pool a été enregistrée.
La protection
de la biodiversité
Dans le cadre de la gestion du parc municipal
du Ouen Toro, la Ville poursuit ses actions de restauration de la forêt sèche. Le 1er avril, en
partenariat avec la province Sud, le WWF, le
programme forêt sèche et l’association Mocamana,
et la participation des jeunes étudiants
de la CCI, plusieurs centaines d’arbres ont été plantés.
Par ailleurs, la Ville vient d’achever l’éradication
de la belle de nuit (espèce envahissante)
sur une parcelle d’un demi-hectare. En 2010,
de nouvelles opérations de reboisements
sont programmées pendant la saison des
pluies favorables de mars à avril.
La santé des Nouméens :
une priorité
Lutter contre la pollution urbaine, c’est offrir aux habitants une
meilleure qualité de vie. Dans ce sens, la Ville se mobilise dans différents domaines.
Haro sur les pesticides
Consciente de la dangerosité des produits
chimiques, la mairie privilégie notamment
le désherbage manuel et l’utilisation de
désherbants biologiques dans le cadre des
futurs contrats de nettoiement urbain.
Contre la dengue
La mairie met tout en oeuvre pour éliminer
les moustiques. Contrairement aux idées
reçues, l’action ne se limite pas à l’épandage
mais surtout à la destruction des
gîtes larvaires. Ainsi, près de 62 000 parcelles
privées ont été visitées durant le 1er
semestre 2009 (contre 26 553 en 2008) en
recherche larvaire par le service municipal
compétent, le SIPRES. Pour éviter les épandages, la population doit participer à la
destruction des larves.
L’alimentation bio
dans les cantines
Les repas actuellement proposés répondent
aux normes d’hygiène en vigueur et à l’équilibre nutritionnel des enfants. Dans
l’avenir, on pense à un service de repas bio.
Cependant il ne sera pas aisé à mettre en
place pour 3 raisons : le volume important
de produits à fournir, une production locale
labellisée quasiment inexistante et un coût
d’approvisionnement très élevé.
Le Wi-Fi
Afin d’éviter toute polémique à propos d’une
possible menace des ondes sur la santé,
les zones publiques Wi-Fi seront signalées.
Eduquer pour sensibiliser
L’éducation est fondamentale pour apprendre les gestes qui respectent
l’environnement. La Ville a donc lancé depuis 2008 l’opération « Ecoles vertes ». Son principe : instaurer un tri complet des déchets
dans les écoles et mener des actions pédagogiques.
Expérimentée l’année dernière dans 17 écoles, puis poursuivie avec l’ensemble des
43 établissements primaires public et privé de la commune ainsi qu’une école maternelle.
Dans chaque école, 5 poubellesa ont été installées pour permettre de trier les
papiers et les cartons, les bouteilles en plastique,
les canettes en aluminium, les piles et
les cartouches d’impression.
Pour les déchets verts et organiques, un
composteur a également été prévu. Et, un
DVD pédagogique accompagne l’opération.
A terme, un label « Ecole verte », sur la base
d’une charte, verra le jour. Les enfants de la
commune deviendront ainsi des futurs écocitoyens.
Capables, à leur tour, de sensibiliser
leurs parents à l’environnement.
26/08/2009 |