La Ville de Nouméa a planché pendant plus de trois ans sur la mise en place d’un système de vidéoprotection
dans ses quartiers. Etudes et réflexions aboutissent aujourd’hui à l’installation dans un premier
temps de 11 caméras dans le Centre-ville. Avec pour objectifs principaux de dissuader et de rassurer.
Dans son action de lutte contre le sentiment
d’insécurité, la Ville de Nouméa met
en place un système de vidéo-protection
dans un secteur test du Centre-ville. Cette
installation de caméras doit avoir un effet
dissuasif et permettre de rassurer les habitants.
Elle ne remplace pas les policiers
mais doit les aider dans leur travail de
prévention et leur permettre d’intervenir
plus rapidement si nécessaire.
L’hyper-centre testé
Concrètement, il s’agit de 11 caméras, installées
dans un espace délimité par le quai
Ferry et la rue de Sébastopol d’un côté, les
rues de l’Alma et de Verdun de l’autre. La
surveillance sera active 24h sur 24. Les
images se visionneront dans une salle de
contrôle, située dans les locaux de la police
municipale. Un écran permettra aux agents
de veiller en direct à la sécurité alors qu’un
autre écran sera dévolu au visionnage
d’images enregistrées.
Un centre de commandement et de coordination
s’intégrera au sein de la police
municipale dont les missions consisterontà déceler les incidents sur les écrans, à assurer
la sécurité et le traitement des enregistrements
et à gérer les interventions. Il est également prévu d’installer un écran de
visionnage au commissariat central de la
police nationale.
Avec ce nouveau dispositif, l’intervention
des forces de l’ordre sera plus rapide et
donc plus efficace. Un système de géolocalisation
permettra de déterminer où se
trouve la patrouille la mieux placée pour se
rendre sur les lieux du délit.
Vie privée, lieu public
Bien qu’il s’agisse de la surveillance d’un
lieu public, la mairie s’est engagée à garantir
la préservation de la vie privée et la
transparence des contrôles. La vidéo-protection
de la voie publique est en effet régie
par l’article 10 de la loi du 21 janvier 1995.
Mais en dehors de ses obligations légales,
la Ville a tenu à aller encore plus loin en
prenant soin d’encadrer ce dispositif afin de
sauvegarder les libertés individuelles.
La mise en service de la vidéo-protection
est prévue pour avril 2010.
Un dispositif très encadré
Voici les principales résolutions établies pour encadrer le dispositif :
• Une charte d’éthique synthétisant toutes les mesures de protection
de la vie privée et les modalités de contrôle du dispositif et
d’information du public.
• Un comité d’éthique aura pour mission de communiquer sur
l’usage de la vidéo-protection et de vérifier le respect des règles
de déontologie par les exploitants.
• La carte des emplacements des caméras, la charte et toutes les
informations sur ce sujet seront en ligne sur le site Internet de
la Ville.
• La zone de vidéo-protection sera signalée par des panneaux,
15 au total en 3 langues.
• Tous les lieux privés seront masqués sur les écrans par des
mosaïques.
• Les enregistrements seront détruits sous 15 jours (le délai
maximal légal est d’un mois).
• Aucune personne non habilitée ne pourra accéder à la salle d’exploitation.
• Seuls les officiers de police judiciaire seront autorisés, sous
réquisition et dans le cadre d’une enquête, à retirer des enregistrements.
• Chaque usager aura accès aux images le concernant, dans les
conditions légales, en faisant une demande au directeur de la
police municipale.
25/11/2009 |