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Offrir
un habitat décent à ceux qui, souvent par contrainte,
vivent dans des lieux dégradés, sales, voire
dangereux. Quel vaste programme! Une idée aussi simple
à concevoir que compliquée à mettre en
œuvre…
C’est pourtant le choix voulu par la Ville de Nouméa
qui travaille au quotidien pour rencontrer, comprendre et
reloger de nombreuses familles chaque année.
Pour détruire aussi afin de mieux reconstruire les
habitations vétustes, des squats, des maisons ou des
immeubles entiers devenus insalubres. Il y va de la dignité
des Nouméens, il y va aussi du développement
harmonieux de Nouméa. Alors, bien sûr, rien n’est
simple : il faut établir des règles, définir
une échelle de valeurs, dresser la liste des priorités.
S’adapter aussi, souvent. Cette politique sociale nécessite
des moyens financiers, techniques et humains. Pour être
totalement et durablement efficace, elle exige une grande
cohérence entre les différents services concernés
et un partenariat renforcé avec les autres communes
voisines, la Province Sud et le monde associatif…
La résorption de l’habitat insalubre dans les quartiers
KAMÉRÉ
- ZAC Kaméré II :
86 familles ont été recensées, les dernières
seront relogées cette année. La ZAC de Kaméré
prendra la place de ce terrain provincial.
N’GÉA
- Tuband :
152 familles ont été recensées, 120
sont encore à reloger. Recensement réalisé
par la SIC et la mairie.
VALLÉE DU TIR
-
Cantonnement municipal :
158 familles ont été dénombrées
et relogées. Le site a été résorbé
en décembre 2001.
- Squat rue Pasteur :
10 familles ont été recensées, les 7
dernières seront relogées cette année.
Sur ce terrain communal, la création de
logements sociaux est prévue.
- Immeuble Mary :
43 familles ont été relogées. Reconstruction
de 26 logements sur le site.
- Immeuble Leservoisier :
26 familles ont été recensées, 10 restent
à reloger. C’est une propriété
de la SIC. L’immeuble sera démoli et 36 logements
sociaux construits en 2005.
- Immeuble Chesneau Leservoisier/Breze :
33 familles ont été recensées, les 7
dernières seront relogées cette année.
Le bâtiment est une propriété de la Ville
de Nouméa depuis fin 1998. Il compte 25 studios. A
chaque départ d’une famille, la Mairie organise
le déménagement et procède à la
fermeture des logements. Ainsi 18 studios sont condamnés
définitivement. L’immeuble sera démoli
cette année.
-
Calmette Despointes :
Sur cette propriété de la SIC, la construction
de logements sociaux est prévue. Le recensement des
familles reste à faire.
- Squat Griscelli :
21 familles ont été recensées, 10 seront
relogées en 2004. Il est prévu des travaux à
cet endroit pour la construction de la tangentielle Est. 10
familles ont été relogées plus vite que
prévu après un incendie en août 2002.
DUCOS
- Leurs/Audrain (Papeete) :
67 familles sont dénombrées, 15 sont encore
à reloger en dehors du site en locatif. Réhabilitation
pour maintien en
place de certaines familles.
- Lotissement Pinsat :
24 familles sont recensées. Réhabilitation pour
maintien en place de certaines familles.
- Carrefour Ampère :
1 famille recensée et relogée
- Secteur briqueterie :
2 familles sont identifiées
- Lavoisier :
5 familles sont répertoriées, les 3 dernières
seront relogées cette année
CENTRE-VILLE
-
Immeuble Cheval :
16 familles ont été recensées.
- Pointe de l’Artillerie :
4 familles sont dénombrées, 3 seront relogées
cette année.
Quartier Latin
- Immeuble Laville :
33 familles ont été recensées, 15 sont
encore à reloger en 2003.
Nouville
- Plage 1000 :
4 familles sont répertoriées et 1 sera relogée
en 2003.
Haut-Magenta
- Squat Sakamoto :
60 familles sont dénombrées. Le recensement
et l’étude d’assainissement sont en cours.
- Immeuble Paladini :
10 familles ont été recensées, 5 sont
encore à reloger.
4e km
-
Val Rolda :
18 familles ont été répertoriées,
relogées en 2002.
38 logements aidés sont en cours de réalisation,
dont 24 très aidés.
Normandie
- Normandie Ziza :
1 famille est recensée, relogée en 2002.
- Petite Normandie :
4 familles sont dénombrées, en cours de relogement.
Faubourg Blanchot
- Maison Célières :
13 familles sont répertoriées.
- Foyer Saint-Joseph :
13 familles sont recensées, 7 sont encore à reloger.
Montravel
- Centre médico-social/Impérial :
1 famille à reloger.
Aérodrome
- Squat Tina/golf/Frouin :
27 familles ont été recensées. Il reste
18 ménages sur le site. Ce terrain municipal est destiné
à accueillir l’implantation du centre équestre
de la Gourmette. L’objectif premier est de permettre
la libération foncière au cours de l’année
2003 pour aménager le terrain.
Une certaine idée de Nouméa
Le
développement d’une ville et l’accroissement
de sa population provoquent l’exclusion des plus démunis.
Première concernée par ce phénomène
en Nouvelle-Calédonie, Nouméa a mis en place
depuis plusieurs années un certain nombre de mesures
d’insertion. L’une d’elles concerne la résorption
de l’habitat insalubre.
Elle a pour objectif de démolir les sites dégradés
et dangereux, qu’ils s’agissent de squats, de
vieilles bâtisses ou de grands immeubles hors normes,
pour offrir à leurs occupants une habitation et un
cadre de vie décents. C’est la première
étape indispensable à une insertion sociale
réussie.
Dans le cadre du contrat d’agglomération 2000-2004,
qui étend la mesure aux communes avoisinantes, la Ville
de Nouméa a confié à l’Agence d’urbanisme
et d’aménagement, l’AD’UA, une mission
de coordination de la résorption de l’habitat
insalubre, sous la tutelle de la mairie, de l’Etat et
de la Province Sud. La priorité a été
donnée à un certain nombre de sites de la commune
qui concernent directement plus de 850 familles.
La liste est établie sur des critères détaillés
et exhaustifs, qui permettent de définir précisément
l’insalubrité et d’apprécier l’urgence
de la situation. La Ville, la Province et la SIC ont en parallèle
décidé de s’associer dans un programme
de relogement d’urgence, dit des 150 familles, visant
à reloger au minimum 150 foyers par an originaires
de ces sites ou en situation d’urgence sociale.
La
mairie assure l’accompagnement social du déménagement
des familles par le biais du Centre communal d’action
social (CCAS) et la Province Sud se préoccupe du financement
par l’intermédiaire de l’action sanitaire
et sociale (DPASS).
L’accompagnement des personnes, avec notamment la visite
régulière de travailleuses familiales, joue
alors pleinement son rôle, avant, pendant et après
le déménagement afin de faciliter durablement
l’insertion.
La réussite de la mission dépend du plein accord
des familles. La tâche est évidemment loin de
s’achever : sur les 870 familles à reloger initialement,
il en reste encore 574. En outre, de nouveaux cas apparaissent
chaque année… Mais malgré l’ampleur
de la tâche et les difficultés rencontrées,
les résultats sont engageants : en 2002 par exemple,
174 familles ont été relogées, au-delà
des 150 minimum. A poursuivre…
juin 2003 |