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2003 est l’année européenne des personnes
handicapées. La Ville de Nouméa, qui a fait
de l’aide au handicap une priorité, plus que
jamais, poursuit ses efforts afin
d’améliorer la vie des personnes concernées
et de leurs proches.
Une volonté demeure : permettre davantage leur intégration
dans la
société. Cette année est l’occasion
de définir de nouvelles
priorités et d’établir de nouveaux projets
en concertation étroite avec les
institutions et le monde associatif intéressé.
Les actions de la Ville de Nouméa en faveur des personnes handicapées
Les actions de la Ville de Nouméa
en faveur des personnes
handicapées sont nombreuses et variées. Depuis
plusieurs
années déjà, la mairie les intègre
dans tous ses projets
urbains.
Les aménagements, l’accessibilité des écoles
primaires,
les équipements collectifs et de la voirie, la création
de places de parking, l’installation de
toilettes adaptées, l’aménagement
des locaux municipaux et l’application
de la réglementation provinciale en
matière de construction neuve font
l’objet d’une attention particulière.
Intégration dans la vie active
Dans le domaine de l’accès
aux loisirs, à
la culture et aux sports, des mesures
favorisent l’intégration des personnes
handicapées : gratuité de l’aquarium
pour
les associations oeuvrant dans le domaine
du handicap et pour les élèves et les
accompagnateurs lors de visites scolaires,
aménagement spécifique à la médiathèque
pour toutes les personnes handicapées, accueil à thème
pour
les enfants des classes spécialisées dans cette
structure, livres à gros caractères
pour malvoyants, actions de découverte du
monde du spectacle organisées dans le musée
de la ville,
cours de théâtre au Centre d’art.
C’est
aussi la prise en compte
des personnes handicapées dans les activités
mises en place
dans les maisons de quartiers (ateliers loisirs pour les
plus jeunes,
chantiers découvertes et camps multisports, pour les
grands,
ateliers artisanaux et ateliers seniors, pour les adultes).
C’est encore à chaque manifestation publique,
comme l’arrivée
du père Noël ou plus récemment le discours
du président de la
République, la réservation de places pour les
handicapés.
Dans le secteur social
Un soutien est apporté aux associations
par la mise à disposition
de personnel dans une structure d’enfants polyhandicapés,
les
subventions octroyées aux associations et les aides
alimentaires
et sociales versées par le Centre communal d’action
sociale, aux
personnes les plus démunies.
Les grands projets en cours et à venir
L’aide
tout au long de la vie
Il s’agit d’abord d’une aide et de conseils
pratiques,
avec la création d’un document d’information à l’usage
des parents d’enfants handicapés d’âge
non scolaire.
Il récapitule l’ensemble des aides possibles
pour la
prise en charge de leurs enfants.
Cette année, un
recensement complet des équipements des écoles
maternelles et primaires recevant des enfants handicapés,
a été réalisé. Un programme
de travaux a ensuite été
préparé de façon à prévoir
les crédits nécessaires dès
2004. Mais l’intégration passe aussi par une
participation
plus importante des handicapés à la vie de
la cité.
Un programme a été établi et des mesures
décidées sur la base
du calendrier d’animations de la ville : prise en charge
du
transport, entrées gratuites pour des spectacles,
un encadrement
adapté lors des manifestations sportives ou de loisirs.
En mairie,
on réfléchit aussi sur la création d’une « Journée
verte –
journée de l’espoir », moment d’échanges
et de rencontre , à l’instar
de la Journée bleue destinée aux personnes âgées.
Un
concours
Cette année, un concours a été lancé par
la ville de
Nouméa, auprès des écoles et des associations
d’handicapés,
pour promouvoir les idées de chacun, voire les réaliser,
pour
faciliter la vie de nos
concitoyens handicapés.
Il est doté d’une somme
d’un million cinq
cents mille francs
qui permettra de
récompenser les
trois projets les
plus intéressants.
Le
monde du travail
Les auxiliaires d’intégration mis à
disposition par la Province Sud doivent,
quant à eux, recevoir une formation
pour les préparer à travailler avec
des enfants handicapés. Il faut aussi
aider les jeunes à s’insérer dans le
monde du travail.
Un premier constat montre que les handicapés, dont
l’apprentissage est plus lent, n’ont pas les
mêmes chances à la sortie de l’école.
Une première
action serait de les
autoriser à suivre une scolarité jusqu’à 21
ans pour leur
laisser le temps de combler ce retard.
Il est aussi nécessaire de favoriser les rencontres
entre
les handicapés et le monde du travail.
décembre 2003 |