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Eddy Derudder, responsable de l’atelier mécanique
de la mairie de Nouméa, est aussi un
passionné : depuis une dizaine d’années, il
s’est plongé dans le monde hippique, et plus
particulièrement dans le trot attelé.
Une passion qui l’amène sur les champs de
courses, une douzaine de fois par an, et à
l’entraînement, tous les jours, pendant plus
de quatre heures ! Mais quand on aime…
Il y a dix ans, Eddy Derudder ne connaissait rien aux chevaux.
Tout juste, le responsable de l’atelier mécanique de la mairie de
Nouméa allait-il accompagner sa belle-famille sur les hippodromes
calédoniens. Peu à peu pourtant, il se prend au jeu et se laisse
séduire.
« L’ennui avec le cheval, explique-t-il dans un sourire,
c’est qu’il n’y a pas de demi-mesure. » Et, du jour au lendemain,
le voilà embarqué dans l’aventure. Attiré par le trot attelé, Eddy acquiert sa première jument, importée
de métropole, Êve de Villemer, et se plonge dans les livres techniques.
« Contrairement au jockey pour les galopeurs, le trot n’impose
pas au driver de gabarit particulier, poursuit-il. En revanche,
la discipline est très technique. Une course dépend à 75% du
réglage, de l’entraînement et du ferrage. Les aptitudes physiques
du trotteur viennent seulement ensuite. »
première course, première victoire
La première réunion hippique d’Eddy a lieu à Bourail. S’il est
débutant en matière de courses, sa jument est en revanche une
habituée des hippodromes. Et l’alchimie s’opère : Eddy Derruder
gagne sa première course hippique. Sans être évidemment systématiques,
d’autres victoires suivront.
Aujourd’hui, Eddy entraîne trois chevaux tous les jours, pendant
quatre à cinq heures avec l’aide de son père. La saison dernière,
il a été sacré “Meilleur driver” de l’année, et l’un de ses chevaux
qu’il a formé lui-même, Isphan d’Am, “Meilleur trotteur” pour la
seconde fois.
Il s’occupe également d’une jument de saut d’obstacle,
pour l’une de ses filles. Car, évidemment, ses trois enfants sont
aussi mordus, mais pour l’instant plutôt pour l’équitation et le
horse-ball. A chacun sa passion. Mais leur père ne désespère pas
qu’un jour…
mai 2004 |