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La lutte contre les moustiques vecteurs de la dengue est au coeur des préoccupations de santé publique de la mairie.
En effet, la dengue est une maladie pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement efficace.
De 1996 à 2001, la dengue a été contenue à Nouméa grâce à une surveillance rigoureuse du service municipal d’hygiène, en
coopération avec l’Institut Pasteur et la DASS-NC (direction des affaires sanitaires et sociales).
La maladie a fait une réapparition marquée en 2001 avec un type de dengue provenant de Polynésie et contre lequel la
population calédonienne n’était pas immunisée. Et en 2003, la dengue a causé 17 morts sur plus de 5 500 cas confirmés en
Nouvelle-Calédonie.
Cette réapparition de l’épidémie a alerté les services de santé et l’Institut Pasteur fait le constat des
limites des épandages massifs.
La Ville de Nouméa a donc changé sa stratégie de lutte contre la dengue afin de contourner
la perte de sensibilité des moustiques à l’insecticide employé et d’éviter le phénomène de résistance.
Les 3 axes de la nouvelle stratégie de lutte contre la dengue
• l’arrêt des épandages systématiques
Les épandages systématiques de deltaméthrine qui avaient lieu
durant les périodes de précipitations et de chaleur ont été arrêtés
en juin 2003 suite au constat de la baisse de 100% à 85% de la
mortalité des moustiques.
Les épandages sont désormais utilisés uniquement pour traiter
l’environnement immédiat des malades atteints de dengue.
• un nouveau produit adulticide appartenant à une
autre famille chimique, le malathion, utilisé depuis
janvier 2005
Les épandages avec le malathion sont limités aux cas de dengue
et sont utilisés en alternance avec la deltaméthrine (une saison sur
deux) pour ne pas favoriser à nouveau l’émergence d’un phénomène
de résistance. La malathion est un insecticide très efficace.
Il fait partie de la famille des organophosphorés qui sont notamment
employés dans le traitement des poux chez les enfants et a
l’avantage de se dégrader dans l’environnement, ce qui diminue
les risques de pollution à long terme.
• renforcement de la lutte larvaire par un partenariat
avec les Nouméens
La suppression des larves est plus efficace, plus écologique et
plus facile que de « chasser » les moustiques adultes avec des
pulvérisations d’insecticides.
Pour éviter la prolifération des moustiques à dengue, il faut vider
régulièrement tous les récipients contenant de l’eau stagnante,
couvrir les récipients d’eau, protéger d’un grillage fin les ouvertures
de citernes et nettoyer les regards ou gouttières : en effet, les
statistiques du service municipal d’hygiène permettent de mettre
en évidence que 78% des Aedes aegypti naissent dans les souspots
et les seaux à bouture, c’est donc l’homme qui l’élève.
Depuis l’arrêt des épandages en juin 2003, la Ville de Nouméa a
mis en place une brigade de lutte anti-vectorielle dont l’objectif est
double : détruire les gîtes larvaires et transmettre des messages
d’éducation sanitaire.
Les agents municipaux se focalisent sur les recherches de larves
sur le domaine public, notamment les écoles municipales, et à
proximité des habitations privées. La population est un véritable
partenaire des services publics dans la lutte contre la dengue en éliminant régulièrement (idéalement 1 fois par semaine) les gîtes
larvaires chez elle.
Qui fait quoi ?
Si vous êtes malade ou vivez dans l’entourage d’une personne
atteinte de dengue :
- protégez-vous des moustiques pour éviter la contagion
- dormez sous une moustiquaire, notamment pendant la sieste
- réservez le meilleur accueil aux agents municipaux qui viennent
effectuer un épandage et détruire les gîtes larvaires
- ouvrez portes et fenêtres pour laisser entrer à l’intérieur de votre
habitation le produit diffusé par les agens, et éviter que l’Aedes
aegypti ne s’y réfugie
- Service municipal d’hygiène. 100, rue Unger, Montagne-Coupée. Tél. 27 78 61
février 2005 |