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La Ville de Nouméa a fait de la
sécurité une de ses priorités.
C’est un vaste chantier qui nécessite
un engagement permanent des élus et de nombreux services de la
mairie. Car ce n’est pas qu’une affaire
de police… Bien sûr, il faut des
policiers et des pompiers pour
intervenir dans l’urgence.
Mais pour que leurs actions soient
efficaces, la Ville s’est dotée de
bons réseaux de veille. Une surveillance
indispensable également
pour le contrôle de la qualité de
l’eau, de l’air, des plages, de la lutte
contre les nuisances, de l’hygiène
alimentaire dans les cantines, les
restaurants et les commerces …
A ce travail, souvent invisible, vient
s’ajouter celui, encore plus discret,
de l’intégration de la population.
Il a pour but de créer et d’entretenir
le lien social entre les Nouméens.
Les maisons de quartiers, les maisons
de musique, les actions
sociales, les centres de loisirs, les
tournois sportifs inter-quartiers,
les sorties des personnes âgées,
sont autant d’outils pour mener à
bien cette mission.
Enfin, lutter contre l’insécurité
commence avec l’urbanisation,
prise en compte dès les premiers
coups de crayon des architectes.
Les quartiers doivent être agréables à vivre, équipés d’installations
sportives et de loisirs, ouverts à la
culture et aux autres…
La sécurité est à ce prix-là.
Elle correspond à un quart environ
du budget annuel de Nouméa.
Intervenir… les moyens d’agir rapidement
Plus d’un milliard de francs sont consacrés
chaque année pour la sécurité directe des
Nouméens. Cela se traduit par 15 000
interventions annuelles des 200 policiers et
sapeurs-pompiers de la ville : secours aux
accidentés de la route, nettoyage de débris
dangereux sur la chaussée, intervention
sur les feux de maisons et de broussaille,
interpellation des personnes en état d’ébriété,
arrestation de délinquants…
La surface visible de l’iceberg
A cela s’ajoute le travail de la fourrière,
contre les animaux en divagation ou dangereux,
ainsi que la lutte contre les épidémies,
propagées par les rats ou les moustiques.
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité
et la délinquance, la politique de répression
est la surface émergée de l’iceberg.
Le principal est ailleurs, elle n’en demeure
pas moins indispensable.
Veiller… une vigilance de chaque instant
Les interventions ne peuvent être efficaces
que si elles sont rapides. Il faut donc des
réseaux de veille capables de déclencher l’alerte à temps. Ainsi la police municipale estelle
présente à la sortie des écoles, collèges
et lycées pour éviter tout débordement,
racket ou d’éventuels trafics de drogue.
Des brigades VTT sillonnent la ville et les aires de jeux à la rencontre des jeunes.
Depuis 3 ans, les polices municipale et
nationale ont mis en place l’opération « Tranquillité vacances » qui permet de
surveiller les domiciles des personnes
parties en congé.
Eviter l’accident…
Une surveillance des baignades et de la
proche navigation s’est avérée nécessaire
pour une commune bâtie sur une presqu’île.
La Ville, par l’intermédiaire de son corps de
sapeurs-pompiers, veille ainsi sur ses
plans d’eaux jusqu’à 300 mètres du rivage.
…et les maladies
Le service municipal d’hygiène est aussi
un des piliers de ces réseaux de surveillance.
Pour assurer sa mission de protection de
la santé publique, ce service doit gérer la
lutte à l’encontre d’animaux porteurs de
maladies transmissibles à l’homme, telles
que la dengue ou la leptospirose.
Il contrôle l’hygiène générale des établissements
alimentaires et esthétiques,
notamment les cantines scolaires.
Le service municipal d’hygiène surveille
aussi la qualité des eaux, qu’il s’agisse de
l’eau potable, des eaux usées ou celles des
baies réservées aux baignades…
Nouvellement créée et soutenue par la
Ville, l’association Scalair a pour mission
de surveiller la qualité de l’air et ses effets
sur la santé et l’environnement. Elle doit
informer la population sur les niveaux de
qualité de l’air
Intégrer… créer et entretenir le lien social
Dans une ville, la différence ou la méconnaissance
de l’autre peuvent créer un
sentiment d’insécurité chez ses habitants.
C’est pourquoi il est important de veiller à
maintenir une cohésion sociale forte au
sein des quartiers et d’empêcher que des
populations ne se sentent exclues ou
abandonnées.
Pas de sécurité sans le bien-être
de tous
Ainsi, Nouméa gère-t-elle tout un système
d’aides à l’insertion sociale. Les maisons
de quartier et les équipes municipales
d’animateurs et d’éducateurs de rue participent
notamment à la lutte contre
l’exclusion. A travers le service des actions
socio-éducatives et de l’insertion (SASEI),
les opérations municipales touchent toutes
les tranches d’âges.
Elles consistent en l’organisation des centres
de vacances, des ateliers de loisirs
des mercredis après-midi, des stages de pratiques artistiques et des sorties diverses
pour les enfants de 4 à 12 ans.
Les adolescents
et les jeunes adultes ont aussi
leurs choix : camps, chantiers découvertes
et d’insertion, ateliers et stages de pratiques
artistiques et d’informatique, sorties
diverses, groupes de paroles, suivis individuels
des éducateurs pour la formation,
l’insertion professionnelle et l’insertion
sociale…
Un programme de lutte contre l’illettrisme
est prévu pour les adultes. Ainsi qu’une
aide au montage d’associations et aux
projets de quartier, des ateliers artisanaux,
des sorties diverses et des groupes de
paroles.
L’aide à l’insertion professionnelle est
aussi très présente grâce aux permanences
de la MIJ, du SEF, des écrivains publics,
des ateliers d’initiative.

SASEI, CCAS, MIJ… les outils
d’une intégration
Enfin, les personnes âgées sont aussi
prises en charge dans le cadre des clubs
seniors et l’organisation de sorties, de
rencontres, d’ateliers…
Cette année, il a été décidé d’accorder
16 millions de francs supplémentaires
aux acteurs du réseau d’aides
sociales en vue d’intensifier l’animation
et l’insertion.
Le centre communal d’action sociale de la
Ville de Nouméa (CCAS) vient compléter ce
dispositif d’aides. Il s’attache à répondre
aux besoins de tous les Nouméens en mettant
en place des actions d’accompagnement adaptées, en initiant des projets innovants,
ou en proposant des aides financières en
fonction des situations familiales particulières.
Cela se traduit par des interventions en
direction des publics fragilisés, personnes âgées, handicapées ou sans domicile fixe,
sous la forme d’aides à la personne ou de
soutien et d’accompagnement à la mise en
place de projets associatifs… Le CCAS
s’occupe aussi du domaine de la petite
enfance par la gestion de la crèche municipale
de Tindu, par la mise en place du
Réseau Assistantes Maternelles ou encore
par le soutien aux crèches agréées de la
commune… Le CCAS intervient enfin dans
le domaine du logement par l’accompagnement
des familles relogées dans le cadre de
la résorption de l’habitat insalubre, et en cas
de situations d’urgence ou de catastrophes
naturelles, tels que cyclones, incendies,
notamment par l’accompagnement des
ménages et l’attribution de secours d’urgence
exceptionnels.
Difficile de parler d’insertion, surtout en
Nouvelle-Calédonie, sans parler de sport.
La Ville de Nouméa organise de nombreuses
activités pour favoriser les rencontres,
occuper la jeunesse et développer en elle
les valeurs sportives. On peut citer le programme
hebdomadaire « sport action »
sur les terrains et dans la salles, « sport
vacances » destiné principalement à des
activités sportives de pleine nature, nautique
ou de glisse, les « tournois des
quartiers » avec du kids-foot, rugby à 7,
street-ball, mini-hand sur gazon et tennis,
des « tournois inter-quartiers » de football,
volley et hockey sur roller, « sport action
participation », les « mercredis du sport »…
Ces opérations sont évidemment rendues
possibles grâce à la réalisation, la gestion,
l’entretien et la réfection des installations
sportives de la commune.
Du sport à la culture
La réinsertion passe aussi par l’expression
et l’animation culturelles.
Ainsi le service culture et fêtes de la mairie
développe la pratique amateur d’activités
artistiques notamment par des ateliers au
Centre d’art (théâtre, art plastique,
musique, chant…), par la gestion de 7 maisons
de musique et via l’association cafémusiques
le Mouv’.
En outre, en organisant des manifestations
culturelles et festives ou en favorisant
l’organisation de tels événements, la Ville
favorise également les rencontres et la
cohésion sociale.
Bâtir… améliorer notre cadre de vie
Les problèmes d’insécurité naissent bien
souvent à la conception même d’une ville :
des quartiers denses, inadaptés, le
manque d’infrastructures de transport,
d’aires de jeux et de loisirs, d’installations
sportives et culturelles, d’annexes administratives…
Aujourd’hui, ces notions sont
prises en compte dès la réalisation de nouveaux
lotissements mais aussi lors de la
réfection des anciens. Dans le même
esprit, les zones d’ombres durant la nuit
sont de plus en plus réduites. En quatre
ans, 700 luminaires supplémentaires ont été installés.
250 nouveaux points lumineux vont être installés cette année dont 195 à
Rivière Salée. 500 lanternes seront également remplacées à Nouméa.
Coût total de ces améliorations : 38 MF
L’éclairage public aussi le long des routes
rapide et autour des ronds-points a été
nécessaire pour plus de sécurité routière.
Jusqu’au PUD
Dans une plus grande généralité, la notion
de sécurité est intégrée dans tout ce qui
réglemente les constructions de la ville de
Nouméa, rassemblé dans le Plan d’urbanisme
directeur (PUD), actuellement en cours
de révision. Un de ses quatre objectifs fixés
pour les prochaines années concerne l’harmonisation
du cadre de vie, notamment en
réservant, dans les nouveaux lotissements,
une part plus importante aux espaces
verts et aux espaces collectifs.
Il y est aussi question d’animer et de renforcer
les liens sociaux en favorisant la
création de centres de quartiers le long
des axes structurants et là où existent déjà
des commerces et une certaine densité de
construction.
août 2005 |