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La mairie de Nouméa a consacré
3,3 milliards en 2005 (sur un budget total
annuel de 15,7) à la sécurité en général, la prévention,
l’hygiène et la veille sanitaire des
Nouméens. 274 employés municipaux en font
leur quotidien en faveur de notre qualité de vie.
La préservation de l’environnement est étroitement
liée à la protection de la santé.
Bien que la santé des Calédoniens
relève principalement de la compétence
du gouvernement, la ville de
Nouméa exerce une responsabilité
de protection de la santé publique sur
le périmètre de la commune.
Elle protège en direct avec ses services
municipaux (service municipal
d’hygiène, division environnement
propreté et espaces verts), ou par sa
participation active à certaines associations
(Scal’air, ASNNC).
Attention,
c’est dengue !
On n’avait pas retrouvé de virus
dans le sang des malades,
depuis juillet 2004, jusqu’à septembre
dernier et cela incitait à
l’optimisme. Mais pas au relâchement
de l’attention, car on sait qu’une épidémie peut reprendre très vite,
d’autant plus que la saison chaude
est propice à sa propagation.
Plus de 10 000 visites par an sont
effectuées par les agents municipaux
chez les particuliers, pour convaincre
et expliquer comment, en luttant individuellement
contre une petite bête,
on gagne collectivement contre une épidémie.
Contrôler son balcon ou
son jardin, vider les mini-réservoirs
d’eau qui deviennent vite des abris
pour les larves, nettoyer les regards
et les gouttières : autant de gestes
simples et écologiques, qui protègent à la fois celui qui les exécute et ses
voisins, en s’évitant les effets secondaires
des produits chimiques.
Plus facile et moins coûteux pour
l’environnement et la collectivité, de
supprimer des larves que d’éradiquer
une colonie de moustiques à coups
d’insecticide !
Reconnaître
l’ennemi
L’artisan de la dengue, c’est le
moustique aedes aegypti. Alors
comment reconnaître l’ennemi
pour s’en protéger ?
Il est petit, très mobile et il possède
des pattes rayées blanches
et noires, comme des
chaussettes de foot.
Il pique de préférence le jour.
Il « élève » ses petits dans les
récipients d’eau claire et vit
quelques jours le temps de
piquer les humains et les animaux
pour fabriquer des oeufs
puis les pondre.
Quel air est-il à
Nouméa ?
Le développement industriel et urbain, actuel et à venir, a un
impact sur la qualité environnementale.
Bien connaître les
conséquences de l’augmentation de l’activité humaine permet de
mieux appréhender les risques et
de les prévenir.
Nous n’avons pas en Nouvelle-Calédonie de textes législatifs et
réglementaires, comme en métropole,
qui reconnaît à chacun « le
droit de respirer un air qui ne
nuise pas à sa santé ».
Les inquiétudes de la province Sud en 2003 concernant la qualité atmosphérique
conduit alors à faire une étude.
Celle-ci confirme la nécessité de créer un
réseau de surveillance.
La mairie de Nouméa lui emboîte le pas
et les institutions inventent donc la protection
de la qualité atmosphérique sous
la forme d’une association, en décembre
2004 : Scal’air (association de surveillance
calédonienne de la qualité de l’air).
Ses objectifs sont de surveiller la qualité
de l’air, ses effets sur la santé et l’environnement
et d’informer le public.
Indépendante pour garantir la transparence
de l’information au public, Scal’air
est constituée des acteurs du développement
(industries), des institutions qui ont
en charge les populations (Nouvelle
Caledonie, province Sud, mairie de
Nouméa, l’Etat via l’ADEME -agence
de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie-) et des associations locales de
protection de l’environnement ou des
consommateurs.
Si l’information au public est importante,
l’objectif principal d’une telle surveillance
est celui de la santé : trouver des correctifs et des améliorations aux procédés
industriels polluants, aux paramètres de
la circulation automobile et donner aux
collectivités, notamment aux provinces,
dont c’est la compétence, les aides à la
décision pour la réglementation en matière de qualité de l’air.
La vocation de Scal’air est à l’échelle du
territoire. Mais, pour ses débuts, le périmètre étudié est celui de l’agglomération de Nouméa, où se concentrent les activités
industrielles et la circulation automobile.
Comment ça va
marcher ?
Avec des moyens financiers apportés
par les membres institutionnels
de l’association : 50 millions d’investissement,
puis 25 de fonctionnement
par an.
5 stations fixes de mesures sont
proposées dans Nouméa et à sa
périphérie pour 2006 : Logicoop,
Montravel, Vallée des Colons,
Trianon, Anse Vata. 1 station mobile
est envisagée ultérieurement. Le
dispositif sera opérationnel en 2007.
Les résultats des analyses (teneur
en dioxyde de soufre, monoxyde et
dioxyde d’azote, ozone, nickel et
poussières) seront régulièrement
transmis à la population, sous forme
de bulletins, et sur le site Internet
qu’il est prévu d’ouvrir.
Traque aux
pollueurs
La mairie nettoie régulièrement les
dépotoirs sauvages qui naissent sur
les trottoirs et les espaces libres.
Malgré cela, certaines rues ont l’air
souillées en permanence par des
abandons de déchets. Le budget
annuel pour la propreté de la ville
s’élève à 1,2 milliards et les Nouméens en paient une partie en s’acquittant de
leur facture d’ordures ménagères.
Alors, ces dépôts qui dégradent le paysage,
qui sont nuisibles et dangereux,
qui pénalisent les habitants, vont être
sévèrement sanctionnés.
Si ces « pollueurs » ne sont pas pris sur le
fait par les rondes de police, de plus en
plus fréquentes, ils sont identifiés grâce
aux indices découverts dans les dépôts.
Ceux qui ont été ainsi appréhendés vont se
voir appliquer le code pénal par le procureur
de la République : une sanction entre
12 000 et 120 000 F et le risque de la
confiscation du véhicule ayant servi au délit.
Au centre d’enfouissement technique
(CET) de Ducos, le dépôt et
le traitement des déchets (ordures
ménagères, déchets verts et
objets encombrants), sont :
- gratuits pour les particuliers
habitant à Nouméa qui sont abonnés
à la CSP,
- payants pour les industriels et les
habitants des autres communes.
Les heures d’ouverture du CET
sont les suivantes :
- de 6h30 à 17h du lundi au vendredi
- de 6h30 à 16h le samedi
- de 6h à 18h le dimanche
décembre 2005 |