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  Actualité > Dossiers > Environnement et santé - le nouméa n°87

La mairie de Nouméa a consacré 3,3 milliards en 2005 (sur un budget total annuel de 15,7) à la sécurité en général, la prévention, l’hygiène et la veille sanitaire des Nouméens. 274 employés municipaux en font leur quotidien en faveur de notre qualité de vie. La préservation de l’environnement est étroitement liée à la protection de la santé.

Bien que la santé des Calédoniens relève principalement de la compétence du gouvernement, la ville de Nouméa exerce une responsabilité de protection de la santé publique sur le périmètre de la commune. Elle protège en direct avec ses services municipaux (service municipal d’hygiène, division environnement propreté et espaces verts), ou par sa participation active à certaines associations (Scal’air, ASNNC).

Attention, c’est dengue !

On n’avait pas retrouvé de virus dans le sang des malades, depuis juillet 2004, jusqu’à septembre dernier et cela incitait à l’optimisme. Mais pas au relâchement de l’attention, car on sait qu’une épidémie peut reprendre très vite, d’autant plus que la saison chaude est propice à sa propagation. Plus de 10 000 visites par an sont effectuées par les agents municipaux chez les particuliers, pour convaincre et expliquer comment, en luttant individuellement contre une petite bête, on gagne collectivement contre une épidémie.

Contrôler son balcon ou son jardin, vider les mini-réservoirs d’eau qui deviennent vite des abris pour les larves, nettoyer les regards et les gouttières : autant de gestes simples et écologiques, qui protègent à la fois celui qui les exécute et ses voisins, en s’évitant les effets secondaires des produits chimiques. Plus facile et moins coûteux pour l’environnement et la collectivité, de supprimer des larves que d’éradiquer une colonie de moustiques à coups d’insecticide !

Reconnaître l’ennemi

L’artisan de la dengue, c’est le moustique aedes aegypti. Alors comment reconnaître l’ennemi pour s’en protéger ?
Il est petit, très mobile et il possède des pattes rayées blanches et noires, comme des chaussettes de foot. Il pique de préférence le jour. Il « élève » ses petits dans les récipients d’eau claire et vit quelques jours le temps de piquer les humains et les animaux pour fabriquer des oeufs puis les pondre.

Quel air est-il à Nouméa ?

Le développement industriel et urbain, actuel et à venir, a un impact sur la qualité environnementale. Bien connaître les conséquences de l’augmentation de l’activité humaine permet de mieux appréhender les risques et de les prévenir. Nous n’avons pas en Nouvelle-Calédonie de textes législatifs et réglementaires, comme en métropole, qui reconnaît à chacun « le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».

Les inquiétudes de la province Sud en 2003 concernant la qualité atmosphérique conduit alors à faire une étude. Celle-ci confirme la nécessité de créer un réseau de surveillance. La mairie de Nouméa lui emboîte le pas et les institutions inventent donc la protection de la qualité atmosphérique sous la forme d’une association, en décembre 2004 : Scal’air (association de surveillance calédonienne de la qualité de l’air). Ses objectifs sont de surveiller la qualité de l’air, ses effets sur la santé et l’environnement et d’informer le public.

Indépendante pour garantir la transparence de l’information au public, Scal’air est constituée des acteurs du développement (industries), des institutions qui ont en charge les populations (Nouvelle Caledonie, province Sud, mairie de Nouméa, l’Etat via l’ADEME -agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie-) et des associations locales de protection de l’environnement ou des consommateurs.

Si l’information au public est importante, l’objectif principal d’une telle surveillance est celui de la santé : trouver des correctifs et des améliorations aux procédés industriels polluants, aux paramètres de la circulation automobile et donner aux collectivités, notamment aux provinces, dont c’est la compétence, les aides à la décision pour la réglementation en matière de qualité de l’air. La vocation de Scal’air est à l’échelle du territoire. Mais, pour ses débuts, le périmètre étudié est celui de l’agglomération de Nouméa, où se concentrent les activités industrielles et la circulation automobile.

Comment ça va marcher ?

Avec des moyens financiers apportés par les membres institutionnels de l’association : 50 millions d’investissement,
puis 25 de fonctionnement par an. 5 stations fixes de mesures sont proposées dans Nouméa et à sa périphérie pour 2006 : Logicoop, Montravel, Vallée des Colons, Trianon, Anse Vata. 1 station mobile est envisagée ultérieurement. Le dispositif sera opérationnel en 2007. Les résultats des analyses (teneur en dioxyde de soufre, monoxyde et dioxyde d’azote, ozone, nickel et poussières) seront régulièrement transmis à la population, sous forme de bulletins, et sur le site Internet qu’il est prévu d’ouvrir.

Traque aux pollueurs

La mairie nettoie régulièrement les dépotoirs sauvages qui naissent sur les trottoirs et les espaces libres. Malgré cela, certaines rues ont l’air souillées en permanence par des abandons de déchets. Le budget annuel pour la propreté de la ville s’élève à 1,2 milliards et les Nouméens en paient une partie en s’acquittant de leur facture d’ordures ménagères.

Alors, ces dépôts qui dégradent le paysage, qui sont nuisibles et dangereux, qui pénalisent les habitants, vont être sévèrement sanctionnés. Si ces « pollueurs » ne sont pas pris sur le fait par les rondes de police, de plus en plus fréquentes, ils sont identifiés grâce aux indices découverts dans les dépôts.

Ceux qui ont été ainsi appréhendés vont se voir appliquer le code pénal par le procureur de la République : une sanction entre 12 000 et 120 000 F et le risque de la confiscation du véhicule ayant servi au délit.


Au centre d’enfouissement technique (CET) de Ducos, le dépôt et le traitement des déchets (ordures ménagères, déchets verts et objets encombrants), sont :

- gratuits pour les particuliers habitant à Nouméa qui sont abonnés à la CSP,
- payants pour les industriels et les habitants des autres communes.

Les heures d’ouverture du CET sont les suivantes :

- de 6h30 à 17h du lundi au vendredi
- de 6h30 à 16h le samedi
- de 6h à 18h le dimanche

décembre 2005

 

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