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À Nouméa, ils sont
soixante à prendre des
risques pour la
population. Jour et nuit,
ils sont là pour
combattre les feux de
brousse, intervenir sur
les accidents de la
route, secourir les
personnes en danger
ou protéger nos
maisons. Ils nettoient
aussi la chaussée,
surveillent les
baignades et font de la
prévention jusque dans
les écoles primaires.
L’accroissement de la
population et l’évolution
de ses besoins
imposent à ces soldats
du feu de s’adapter
sans cesse. Cela passe
notamment par une
formation continue du
personnel et la
réorganisation des
secours, à l’échelle du
Grand Nouméa.
L’objectif : tendre vers
une efficacité toujours
plus grande.À Nouméa, ils sont
soixante à prendre des
risques pour la
population. Jour et nuit,
ils sont là pour
combattre les feux de
brousse, intervenir sur
les accidents de la
route, secourir les
personnes en danger
ou protéger nos
maisons.
Ils nettoient
aussi la chaussée,
surveillent les
baignades et font de la
prévention jusque dans
les écoles primaires.
L’accroissement de la
population et l’évolution
de ses besoins
imposent à ces soldats
du feu de s’adapter
sans cesse. Cela passe
notamment par une
formation continue du
personnel et la
réorganisation des
secours, à l’échelle du
Grand Nouméa.
L’objectif : tendre vers
une efficacité toujours
plus grande.
On ne devient pas pompier par hasard.
Plus qu’un métier, c’est un engagement,
une passion vécue au quotidien souvent
dangereusement. Du jeune recru au vétéran,
ils ont cette même foi, ce même dévouement
au service de la population.
Ils travaillent de jour comme de nuit et
doivent être prêts, toujours, au cas où…
Au centre de secours de Nouméa, ils sont
une soixantaine de pompiers professionnels à veiller sur nous. Cela représente un
cinquième des effectifs calédoniens, professionnels
et volontaires confondus. Parmi
eux, six officiers et quinze sous-officiers
encadrent les hommes du centre. A noter
qu’il n’y a pas encore de femme.
Pour pouvoir maintenir une permanence,
constante même de nuit, les pompiers sont
répartis en trois équipes. Chacune d’elle
doit prendre son tour de garde, pendant
24 heures sans interruption, puis bénéficie
de 48 heures de repos. Dix-neuf véhicules
sont à la disposition du corps, dont sept
légers, un aérien, un marin, cinq engins
pour la ville et le reste pour la forêt.
10 interventions par jour
Avec près de 4 000 sorties annuelles, les
pompiers de Nouméa effectuent en moyenne
dix interventions par jour, soit une toutes les
deux heures, nuit comprise. « Ces données
sont en augmentation constantes, rappelle
le capitaine Philippe Orcèse, chef de corps
des sapeurs-pompiers de Nouméa. Avec
parfois des hausses soudaines lors d’événements
exceptionnels, comme en 2003 avec
le cyclone Erica ». Cette année-là, le mois de
mars enregistre quatre fois plus d’interventions
et totalise à lui seul plus d’un quart des
sorties effectuées dans l’année
En 2004, marqué par une période particulièrement
sèche, ce sont les feux de brousse
qui font hurler le plus les sirènes
En dehors de ces cas exceptionnels, les
principales interventions des pompiers à
Nouméa concernent les secours à victimes
et les accidents sur la voie publique. De l’ordre
de deux à trois par jour !
Il peut également s’agir d’actions moins
spectaculaires mais tout aussi importantes, à l’image du nettoyage de la chaussée
lorsque des matériaux peuvent entraver la
circulation ou la rendre dangereuse.
Toujours apprendre pour
mieux agir
Au-delà de leur dévouement, le propre des
sapeurs-pompiers est de toujours se
remettre en question, de pouvoir s’adapter
aux situations nouvelles, voire d’anticiper.
C’est pour eux une question d’efficacité,
mais aussi de survie.
Pour cela, une formation continue est
nécessaire. De plus, tous les sapeurs-pompiers
ont un minimum de cinq jours de formation
spécifique par an. Ainsi, un à trois instructeurs
métropolitains viennent chaque année
former les hommes à Nouméa.
Des stages de sauvetage aquatique et de
lutte contre les feux de brousse ont ainsi été
récemment organisés.
En outre, tous les ans, cinq pompiers nouméens
partent en formation en France.
Jusqu’en 2004 réservés aux seuls officiers,
ces séjours sont désormais aussi ouverts
aux sous-officiers.
De l’apprentissage à l’enseignement
L’anticipation concerne également la prévention
et c’est toute la population de
Nouméa qui est cette fois concernée.
Les pompiers organisent en effet des stages
de formations aux premiers secours, des
interventions dans les écoles et sont régulièrement
présents à la prévention routière. Chaque année, un Jeudi du
centre-ville leur est même consacré.
Des besoins nouveaux
Une nouvelle loi impose désormais aux
communes de surveiller leur rivage,
jusqu’à 300 mètres des côtes.
Les pompiers de Nouméa ont donc
installé un poste de surveillance Baie
des Citrons. Sur les autres plages
habituellement choisies par les
vacanciers, ils ont mis en place des
bouées et des panneaux explicatifs.
Toujours à proximité, des cabines
téléphoniques permettent d’appeler les
secours rapidement.
Les JSP débarquent !
Mais la grande nouveauté de cette
année reste néanmoins les « JSP », les
Jeunes Sapeurs-Pompiers. Recrutés
sur concours, âgés de 12 et 13 ans, les
JSP sont initiés depuis novembre aux
techniques de secours des pompiers.
Ces jeunes volontaires suivent gratuitement
une formation pendant 3 à 4 ans
qui recouvre l’ensemble des domaines
d’intervention. Cela concerne le
secours à victime (apprentissage des
gestes de premiers secours et de sauvetage
en mer), la lutte contre l’incendie
(apprentissage des manoeuvres
d’établissements des tuyaux avec
emploi d’un engin d’incendie) et la protection
des biens et de l’environnement
(utilisation du matériel de protection
tels que les bâches, les échelles…).
Cette formation débouche sur des
diplômes (AFPS, BSB) et un brevet
national de cadets de Sapeurs-Pompiers.
C’est aussi pour ces jeunes soldats du
feu l’occasion de développer leur esprit
de solidarité, de faire du sport et de
s’initier au métier de sapeur-pompier
pour en faire plus tard - pourquoi pas ?
- leur métier. Les JSP représentent en
effet la voie royale pour devenir sapeurpompier
volontaire ou professionnel.
Actuellement quatorze, ils seront un
vingtaine à partir de l’année prochaine,
de 12 à 16 ans.
Les projets
Depuis quelques années, l’augmentation
de l’activité et de la population
dans l’agglomération du Grand
Nouméa conduit à une croissance
constante des interventions des
sapeurs-pompiers des quatre communes
voisines : Nouméa, Mont-Dore,
Dumbéa et Païta.
Il apparaît aujourd’hui nécessaire et
judicieux, d’une part, de coordonner les
secours pour une plus grande efficacité
et, d’autre part, de mutualiser les
moyens de pompiers.
C’est ainsi qu’il est prévu un outil de
gestion de l’alerte et des opérations : le
CTA-CODIS (centre de traitement de
l’alerte – centre opérationnel d’incendie
et de secours). « L’idée principale de
ce futur centre et de cette nouvelle
organisation est de nous permettre de
frapper vite et fort », explique Philippe
Orcèse. Les premières mesures
concrètes sont prévues dès 2006.
Des pompiers volontaires à Nouméa
Autre projet d’importance, la mise en
place prochaine par le gouvernement
de la Nouvelle-Calédonie du statut des
pompiers volontaires, qui permettra
d’augmenter sensiblement les effectifs
du centre de secours de Nouméa.
Un renfort très attendu.
Bug et météo
Pour ne jamais se laisser surprendre
par une catastrophe, mieux
vaut la prévoir.
Les équipes de garde sont alors
renforcées, les surveillances
accrues. C’est ainsi que le 31
décembre 1999, les pompiers étaient restés en alerte maximale,
non seulement parce que le
réveillon de la Saint-Sylvestre n’est
jamais calme mais aussi - et surtout
cette année-là - parce que l’on
craignait le fameux « bug de l’an
2000 », finalement sans conséquence.
Le centre de secours utilise également de plus en plus les
services de la météo pour prévoir
l’arrivée de cyclones, d’orages, de
vents violents ou de fortes précipitations.
Pour peaufiner les prévisions,
d’un point relevé météorologique,
Nouméa en compte quatre
depuis peu.
Rappel : il est interdit de
faire du feu à Nouméa !
Un arrêté de 1987 stipule qu’il est
interdit de faire du feu à Nouméa,
sous peine de sanctions pénales.
Toutefois, en ville, les détritus végétaux
secs pourront être détruits sur
place dans des incinérateurs appropriés
ne provoquant aucune gêne
(odeurs, fumées) pour le voisinage.
Une déclaration préalable à la police
municipale est nécessaire.
Les
premiers moyens de lutte contre l’incendie,
tels que bouche d’eau sous
pression, extincteur ou tas de sable,
devront être disponibles à proximité
des lieux d’incinération.
Dans les champs ou à proximité
des sous-bois, des bois, de la brousse,
les feux sont tolérés à la condition
qu’ils soient faits sur une surface
nettoyée et à plus de 20 mètres de
toute végétation.
Les feux y sont strictement interdits
du 1er octobre au 30 avril.
Dans tous les cas, il est interdit de
faire du feu par vent fort.
Les pompiers intéressent le
conseil municipal junior
Cette année, la commission «
Sécurité et prévention routière » du
conseil municipal junior s'est familiarisée
avec le centre municipal de
secours Lucien Parent pour peaufiner
un projet qui lui tient à coeur : la
formation de base aux premiers
secours dispensée dans les écoles.
La visite a été menée par le chef de
corps lui-même, le capitaine
Philippe Orcèse, et a été également
l'occasion d'illustrer la collaboration
entre les différents services municipaux
chargés des secours, avec la
rencontre de quatre motards de la
police municipale Sécurité-Ville.
Dans un premier temps, les
conseillers juniors vont suivre un
cours théorique et ensuite participer à
une session pratique avec le Samu.
décembre 2005 |