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  Actualité > Dossiers > Ces hommes qui nous protègent - le nouméa n°87

À Nouméa, ils sont soixante à prendre des risques pour la population. Jour et nuit, ils sont là pour combattre les feux de brousse, intervenir sur les accidents de la route, secourir les personnes en danger ou protéger nos maisons. Ils nettoient aussi la chaussée, surveillent les baignades et font de la prévention jusque dans les écoles primaires.

L’accroissement de la population et l’évolution de ses besoins imposent à ces soldats du feu de s’adapter sans cesse. Cela passe notamment par une formation continue du personnel et la réorganisation des secours, à l’échelle du Grand Nouméa. L’objectif : tendre vers une efficacité toujours plus grande.À Nouméa, ils sont soixante à prendre des risques pour la population. Jour et nuit, ils sont là pour combattre les feux de brousse, intervenir sur les accidents de la route, secourir les personnes en danger ou protéger nos maisons.

Ils nettoient aussi la chaussée, surveillent les baignades et font de la prévention jusque dans les écoles primaires. L’accroissement de la population et l’évolution de ses besoins imposent à ces soldats du feu de s’adapter sans cesse. Cela passe notamment par une formation continue du personnel et la réorganisation des secours, à l’échelle du Grand Nouméa. L’objectif : tendre vers une efficacité toujours plus grande.

On ne devient pas pompier par hasard. Plus qu’un métier, c’est un engagement, une passion vécue au quotidien souvent dangereusement. Du jeune recru au vétéran, ils ont cette même foi, ce même dévouement au service de la population. Ils travaillent de jour comme de nuit et doivent être prêts, toujours, au cas où…

Au centre de secours de Nouméa, ils sont une soixantaine de pompiers professionnels à veiller sur nous. Cela représente un cinquième des effectifs calédoniens, professionnels et volontaires confondus. Parmi eux, six officiers et quinze sous-officiers encadrent les hommes du centre. A noter qu’il n’y a pas encore de femme. Pour pouvoir maintenir une permanence, constante même de nuit, les pompiers sont répartis en trois équipes. Chacune d’elle doit prendre son tour de garde, pendant 24 heures sans interruption, puis bénéficie de 48 heures de repos. Dix-neuf véhicules sont à la disposition du corps, dont sept légers, un aérien, un marin, cinq engins pour la ville et le reste pour la forêt.

10 interventions par jour

Avec près de 4 000 sorties annuelles, les pompiers de Nouméa effectuent en moyenne dix interventions par jour, soit une toutes les deux heures, nuit comprise. « Ces données sont en augmentation constantes, rappelle le capitaine Philippe Orcèse, chef de corps des sapeurs-pompiers de Nouméa. Avec parfois des hausses soudaines lors d’événements exceptionnels, comme en 2003 avec le cyclone Erica ». Cette année-là, le mois de mars enregistre quatre fois plus d’interventions et totalise à lui seul plus d’un quart des sorties effectuées dans l’année

En 2004, marqué par une période particulièrement sèche, ce sont les feux de brousse qui font hurler le plus les sirènes En dehors de ces cas exceptionnels, les principales interventions des pompiers à Nouméa concernent les secours à victimes et les accidents sur la voie publique. De l’ordre de deux à trois par jour ! Il peut également s’agir d’actions moins spectaculaires mais tout aussi importantes, à l’image du nettoyage de la chaussée lorsque des matériaux peuvent entraver la circulation ou la rendre dangereuse.

Toujours apprendre pour mieux agir

Au-delà de leur dévouement, le propre des sapeurs-pompiers est de toujours se remettre en question, de pouvoir s’adapter aux situations nouvelles, voire d’anticiper. C’est pour eux une question d’efficacité, mais aussi de survie. Pour cela, une formation continue est nécessaire. De plus, tous les sapeurs-pompiers ont un minimum de cinq jours de formation spécifique par an. Ainsi, un à trois instructeurs métropolitains viennent chaque année former les hommes à Nouméa. Des stages de sauvetage aquatique et de lutte contre les feux de brousse ont ainsi été récemment organisés.

En outre, tous les ans, cinq pompiers nouméens partent en formation en France. Jusqu’en 2004 réservés aux seuls officiers, ces séjours sont désormais aussi ouverts aux sous-officiers.

De l’apprentissage à l’enseignement

L’anticipation concerne également la prévention et c’est toute la population de Nouméa qui est cette fois concernée. Les pompiers organisent en effet des stages de formations aux premiers secours, des interventions dans les écoles et sont régulièrement présents à la prévention routière. Chaque année, un Jeudi du centre-ville leur est même consacré.

Des besoins nouveaux

Une nouvelle loi impose désormais aux communes de surveiller leur rivage, jusqu’à 300 mètres des côtes. Les pompiers de Nouméa ont donc installé un poste de surveillance Baie des Citrons. Sur les autres plages habituellement choisies par les vacanciers, ils ont mis en place des bouées et des panneaux explicatifs. Toujours à proximité, des cabines téléphoniques permettent d’appeler les secours rapidement.

Les JSP débarquent !

Mais la grande nouveauté de cette année reste néanmoins les « JSP », les Jeunes Sapeurs-Pompiers. Recrutés sur concours, âgés de 12 et 13 ans, les JSP sont initiés depuis novembre aux techniques de secours des pompiers. Ces jeunes volontaires suivent gratuitement une formation pendant 3 à 4 ans qui recouvre l’ensemble des domaines d’intervention. Cela concerne le secours à victime (apprentissage des gestes de premiers secours et de sauvetage en mer), la lutte contre l’incendie (apprentissage des manoeuvres d’établissements des tuyaux avec emploi d’un engin d’incendie) et la protection des biens et de l’environnement (utilisation du matériel de protection tels que les bâches, les échelles…).

Cette formation débouche sur des diplômes (AFPS, BSB) et un brevet national de cadets de Sapeurs-Pompiers. C’est aussi pour ces jeunes soldats du feu l’occasion de développer leur esprit de solidarité, de faire du sport et de s’initier au métier de sapeur-pompier pour en faire plus tard - pourquoi pas ? - leur métier. Les JSP représentent en
effet la voie royale pour devenir sapeurpompier volontaire ou professionnel. Actuellement quatorze, ils seront un vingtaine à partir de l’année prochaine, de 12 à 16 ans.

Les projets

Depuis quelques années, l’augmentation de l’activité et de la population dans l’agglomération du Grand Nouméa conduit à une croissance constante des interventions des sapeurs-pompiers des quatre communes voisines : Nouméa, Mont-Dore, Dumbéa et Païta. Il apparaît aujourd’hui nécessaire et judicieux, d’une part, de coordonner les secours pour une plus grande efficacité et, d’autre part, de mutualiser les moyens de pompiers.

C’est ainsi qu’il est prévu un outil de gestion de l’alerte et des opérations : le CTA-CODIS (centre de traitement de l’alerte – centre opérationnel d’incendie et de secours). « L’idée principale de ce futur centre et de cette nouvelle organisation est de nous permettre de frapper vite et fort », explique Philippe Orcèse. Les premières mesures concrètes sont prévues dès 2006.


Des pompiers volontaires à Nouméa

Autre projet d’importance, la mise en place prochaine par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie du statut des pompiers volontaires, qui permettra d’augmenter sensiblement les effectifs du centre de secours de Nouméa. Un renfort très attendu.


Bug et météo

Pour ne jamais se laisser surprendre par une catastrophe, mieux vaut la prévoir. Les équipes de garde sont alors renforcées, les surveillances accrues. C’est ainsi que le 31 décembre 1999, les pompiers étaient restés en alerte maximale, non seulement parce que le réveillon de la Saint-Sylvestre n’est jamais calme mais aussi - et surtout cette année-là - parce que l’on craignait le fameux « bug de l’an 2000 », finalement sans conséquence.

Le centre de secours utilise également de plus en plus les services de la météo pour prévoir l’arrivée de cyclones, d’orages, de vents violents ou de fortes précipitations. Pour peaufiner les prévisions, d’un point relevé météorologique, Nouméa en compte quatre depuis peu.

Rappel : il est interdit de faire du feu à Nouméa !

Un arrêté de 1987 stipule qu’il est interdit de faire du feu à Nouméa, sous peine de sanctions pénales. Toutefois, en ville, les détritus végétaux secs pourront être détruits sur place dans des incinérateurs appropriés ne provoquant aucune gêne (odeurs, fumées) pour le voisinage. Une déclaration préalable à la police municipale est nécessaire.

Les premiers moyens de lutte contre l’incendie, tels que bouche d’eau sous pression, extincteur ou tas de sable, devront être disponibles à proximité des lieux d’incinération. Dans les champs ou à proximité des sous-bois, des bois, de la brousse, les feux sont tolérés à la condition qu’ils soient faits sur une surface nettoyée et à plus de 20 mètres de toute végétation. Les feux y sont strictement interdits du 1er octobre au 30 avril. Dans tous les cas, il est interdit de faire du feu par vent fort.

Les pompiers intéressent le conseil municipal junior

Cette année, la commission « Sécurité et prévention routière » du conseil municipal junior s'est familiarisée avec le centre municipal de secours Lucien Parent pour peaufiner un projet qui lui tient à coeur : la formation de base aux premiers secours dispensée dans les écoles.

La visite a été menée par le chef de corps lui-même, le capitaine Philippe Orcèse, et a été également l'occasion d'illustrer la collaboration entre les différents services municipaux chargés des secours, avec la rencontre de quatre motards de la police municipale Sécurité-Ville. Dans un premier temps, les conseillers juniors vont suivre un cours théorique et ensuite participer à une session pratique avec le Samu.

décembre 2005

 

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