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Le déplacement en
Nouvelle-Calédonie
du ministre de
l’Outre-Mer François
Baroin, en mars
dernier, a été l’occasion de la
signature du
nouveau contrat
d’agglomération,
pour la période
2006 à 2010.
Conclu entre l’Etat,
les quatre
communes du
Grand Nouméa– Nouméa, Mont-Dore,
Dumbéa et Païta– et la Province Sud,
ce nouveau contrat
a pour objectif de
renforcer la
coopération entre
ces communes et
d’ancrer
progressivement
l’ensemble des
projets de
développement dans
une dimension
intercommunale.
Nouméa doit aujourd’hui concilier les
contraintes d’une forte densification urbaine
(+ 40% d’habitants en 15 ans) avec les attentes
des Nouméens, de plus en plus exigeants en
terme de prestations collectives publiques
et, pour une part importante d’entre eux,
d’habitude de vie à l’océanienne.
Ainsi, pour la ville, l’enjeu de son développement
consiste à conforter son rôle de capitale et de
valoriser les secteurs à urbaniser (comme
Ducos, et le sud-est de la commune).
Pour ce
faire, il faut améliorer les dessertes routières et
les transports en commun tout en préservant
l’environnement et une certaine qualité de vie.
Il s’agit également de prévenir la fracture sociale
et les phénomènes de ségrégation engendrés par
un développement inégal ou à plusieurs vitesses,
que le pouvoir attractif de la ville amplifie.
• La triple mission de
Nouméa et de ses
partenaires
Dans ce contexte, les moyens financiers sont à
la hauteur de la tâche : les financements retenus
dans le cadre du contrat d’agglomération
s’élèvent à 17 milliards, dont près de 8 milliards
rien que pour Nouméa (lire encadré). Ils traduisent
la triple mission fixée par les partenaires :
• structurer une coopération entre les villes et
développer des programmes communs,
• accompagner la construction de logements
sociaux nouveaux et résorber l’habitat insalubre,
• prévenir la délinquance par l’insertion
sociale et professionnelle.
• Des travaux et des actions
d’accompagnements
Dans les faits, ces différents axes se traduisent
par des travaux d’infrastructures pour l’accompagnement
des programmes nouveaux d’habitat
social (plus de 2,6 milliards) et la poursuite de
l’aménagement des zones d’habitat existantes
(plus de 1,2 milliard) pour la viabilisation.
Il s’agit aussi d’aménagements urbains et
d’espaces publics, d’équipements de proximité
sportifs, culturels et scolaires (1,13 milliard).
Les actions d’insertion sociale et professionnelle
des jeunes et les missions de prévention de la
délinquance sont, quant à elles, poursuivies et
renforcées.
Elles sont accompagnées d’actions éducatives,
sur les temps scolaires et périscolaires, en
développant les activités d’éveil et l’aide aux élèves après les cours.
Le développement artistique et culturel est lui
aussi soutenu et son enseignement encouragé.
Les volets sportifs et socio-éducatifs ne sont pas
oubliés afin de resserrer le lien social et, dans le
même temps, de développer l’éducation à la
citoyenneté.
Par ailleurs, pour aider les populations les plus
dans le besoin, ainsi que les personnes âgées ou
la petite enfance, de nombreuses actions sanitaires
et sociales les accompagnent.
• Un effort financier
commun important
Bien sûr, pour être encore plus efficaces, tous
ces projets de développement sont renforcés
par des actions similaires dans les trois autres
communes du Grand Nouméa. Ils font l’objet - et
c’est à souligner - d’un effort financier important
de tous les partenaires du contrat par rapport à la période 2000-2005, avec une enveloppe
budgétaire globale en hausse de 19%.
Quelques exemples
concrets
Sur six ans, de 2000 à 2005, plus de 14,350
milliards de francs ont été consacrés à
l’amélioration du cadre de vie de la population
du Grand Nouméa et à la lutte contre
l’exclusion. Sur Nouméa, on peut citer, par
exemple, la réhabilitation des cités
Riverstar, Saint-Quentin et Pierre Lenquête
1 et 2, la réhabilitation encore de l’immeuble
Mary, du théâtre de l’Île et celle, en cours,
de la Maison Célières, la construction de la maison de quartier Artigue, des écoles de
Tina et de Tuband, la réalisation du nouvel
Aquarium, des Jardins familiaux de
Normandie, de la place piétonne de la
Vallée du Tir, d’aires de jeux pour enfants…
Dans le contrat 2006-2010, il est prévu,
entre autres projets, la construction d’une
nouvelle école à Kaméré, d’un groupe scolaire
(maternelle et primaire) à Magenta,
l’aménagement d’un pôle sportif à Rivière
Salée et au 6e Km, la création d’un terrain
de football en gazon synthétique à
Magenta, d’une aire de jeux à Ouemo, d’un
pôle artistique à Rivière-Salée et au
Faubourg Blanchot, de la réalisation de
voirie et de réseaux de refoulement des
eaux usées à Tuband Nord.
Un financement sur
cinq ans
Le montant du contrat d’agglomération
2006-2010 s’élève à 17 085 345 791 F,
financé à 43% par les communes, 38% par
l’Etat et 19% par la province Sud. Pour la
seule ville de Nouméa, le montant s’élève à 7 748 753 216 F, dont 3 353 225 836 F à
la charge de la commune, 2 918 864 397 F
de l’Etat et 1 476 662 982 F de la Province.
12/06/2006 |