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Qu’ils soient amateurs ou professionnels, la Nouvelle-Calédonie fourmille de musiciens. Il n’y a pas de foires,
d’animations ou d’événements sans musique. Et le public, fan et connaisseur, en redemande ! Aussi, depuis
de nombreuses années, la Ville de Nouméa a pris sérieusement en compte l’émergence de ce phénomène.
Locaux adaptés aux répétitions et situés au coeur même des quartiers, les Maisons de Musique ont ainsi fait
leur apparition.
Le succès grandissant et les groupes s’améliorant, la construction du Mouv’ permet aux
passionnés de se produire. Cette salle de concert offre même bien plus : la possibilité de se perfectionner
voire d’enregistrer des compositions.
Un autre site géré par la mairie accueille les musiciens débutants ou confirmés : le centre d’Art. C’est là, entre
les murs historiques de la vieille bâtisse, que se retrouvent et échangent des artistes de tous horizons.
Peu à peu, d’autres lieux et de nouvelles animations ont permis aux groupes nouméens d’exprimer
pleinement tout leur talent.
Grâce à cet accompagnement soutenu, par le biais des infrastructures et des moyens alloués, c’est toute la
culture musicale de la ville qui s’en trouve redynamisée.
Les Maisons de Musique :
des clefs à la portée
de tous
L’idée de départ des Maisons de Musique
est d’offrir un lieu de proximité, adapté à la
pratique musicale, où les jeunes puissent
venir répéter. La démarche sert aussi d’outil
d’insertion sociale, l’occasion de permettre à
la jeunesse de s’exprimer pleinement tout
en se pliant aux exigences de cet art, à
commencer par la persévérance.
Depuis 1989, date de la construction de la
première Maison de Musique, le concept
a fait mouche. Et, le 8 avril dernier, la 8e était inaugurée. Tantôt attenante aux maisons
de quartier, tantôt dans des locaux
séparés, elles offrent aux groupes qui le
souhaitent la possibilité de répéter 2 heures
par semaine pour une somme symbolique.
Du matériel de qualité est mis à leur disposition,
le tout sous le contrôle d’un intervenant. Actuellement les créneaux ouverts sont
entre 18 et 22 heures tous les soirs.
96 groupes par mois utilisent ces salles de
répétition. La demande est telle que l’extension
des créneaux horaires est en cours de
réflexion. Pour engager des démarches plus
professionnelles ou simplement pour leurs
besoins propres, les artistes qui souhaitent
réaliser une maquette audio ont maintenant
la possibilité de s’enregistrer en studio.
En effet, depuis le mois d’avril, la Maison de
Musique de Rivière-Salée dispose de tout
le matériel nécessaire.
Un petit plus très apprécié !
Le Mouv’ :
le tremplin professionnel
Le Café musiques, appelé également « Le Mouv’ », est surtout destiné aux jeunes
qui composent. Après le développement
des Maisons de Musique, le Mouv’ s’est en
effet imposé comme leur suite logique.
Ce site a trois casquettes. C’est à la fois
un espace de diffusion, de formation et
d’enregistrement. Ouvert en 2001, cette
salle de concert compte 400 places.
Chaque année, une vingtaine de spectacles
y ont lieu, l’occasion pour une soixantaine
de groupes de se produire sur une grande
scène professionnelle. Ici, pas de reprise
mais des compositions originales.
Les artistes qui foulent le sol du Mouv’ sont
des locaux de tous styles. A leur disposition,
une véritable équipe gère le côté technique
(régie son et lumière). La formule séduit : les
soirs de concert, la salle affiche complet. Le Mouv’ donne également les moyens
aux jeunes musiciens de se perfectionner. « On recrute nos élèves par le biais de
candidatures spontanées et des intervenants
des Maisons de Musique, lorsqu’ils
repèrent certains talents », explique
Christophe Ventoume, directeur du
Mouv’.
50 jeunes répartis en 7 classes bénéficient ainsi de cours individuels à raison d’une
heure par semaine pour 1 500 francs par
mois. Certains ateliers sont également
ouverts aux groupes déjà constitués qui
souhaitent, par exemple, se préparer à
l’épreuve de la scène.
La partie enregistrement du Mouv’ s’est
développée. Au début, seuls les concerts étaient enregistrés. Le concept s’est ensuite
réorienté vers l’enregistrement traditionnel
en studio. « Nous voulons permettre à des
jeunes qui évoluent en dehors du cadre
commercial d’avoir la possibilité de sortir
leur propre disque », précise le directeur.
Déjà 4 groupes ont eu la chance d’enregistrer
et 3 projets supplémentaires devraient
aboutir cette année. Enfin, d’ici mi-2007, des
travaux d’agrandissement et de climatisation
de la salle sont prévus.
Le centre d’Art :
un lieu à p’art
Le centre d’Art, c’est le cadre exceptionnel
où se retrouvent de nombreux artistes issus
tant des domaines de la musique, du chant,
du théâtre que celui de l’art plastique.
Différents ateliers de musiques y sont organisés
tout au long de l’année. Ici, tous les
professeurs sont des professionnels tout
droit sortis du conservatoire. En musique, des
cours de piano individuels sont dispensés par
deux talentueux professeurs. Dès l’âge de
treize ans, il est possible de s’initier ou de
se perfectionner au gospel, au chant lyrique
et à la formation musicale ou encore au
chant intégral. « Quelle que soit la formation
de l’intervenant, ce sont tous des artistes à
part entière qui, par ailleurs, se produisent
toujours », précise Sébastien Holdrinet,
responsable du centre d’Art.
Quant à la programmation
musicale du Théâtre de Poche,
elle est complète jusqu’à la fin de l’année.
Cette salle de quatre-vingt-huit places fait la
part belle aux groupes aguerris, mais aussi à ceux issus des Maisons de Musique avec
l’organisation du 2e Festival des Maisons de
Musique, du 1er au 6 août prochain.
Depuis mai, le centre d’Art lance un nouveau
concept : « les Art’péritifs ». Chaque mardi
soir, de 18 heures à 20 heures, des artistes
débutants ou confirmés se produisent dans
les jardins. Ces rendez-vous gratuits
doivent permettre de découvrir de jeunes
talents, notamment dans le domaine de la
musique.
Une belle façon aussi de créer un nouveau
lieu de rencontre à l’intérieur du centre d’Art.
A consommer sans modération…
La musique, la médiathèque
de Rivière Salée en connaît un
rayon !
6000 documents audio, surtout des
CD, sont mis gratuitement à la
disposition du public. Un secteur
très prisé des jeunes dû en grande
partie à la diversité des genres
proposés. Mais ce n’est pas tout :
en mai dernier, dans le cadre du
projet « culture urbaine », la
médiathèque a accueilli un rappeur
professionnel venu de métropole,
Matthew Lees.
« Au travers de cette invitation,
nous avons souhaité rassembler
toutes les personnes qui pratiquent
la danse ou la musique en
quasi professionnel et mettre ainsi
en valeur leur travail », explique
Valérie Coulson, responsable de
la médiathèque. Au cours de ces
quelques jours, toutes sortes d'ateliers
et de rencontres ont eu lieu.
Le 23 mai, des jeunes, ayant participé
à l'atelier d'écriture rap, ont
participé aux « Art’péritifs » du
Centre d'Art.
Et le prochain rendez-vous entre
les jeunes et le public, sans
Matthew Lees cette fois, est fixé
au 21 juin pour la Fête de la
musique.
La médiathèque connaît la musique
le 21 juin à Nouméa : c’est la fête !
Lancée le 21 juin 1982, jour du solstice d'été, la
Fête de la musique est célébrée, à Nouméa,
depuis 18 ans.
Pour cette nouvelle édition, tous les styles musicaux
- classique, fanfares, hip-hop/graph, rap, chorales,
jazz, rock, pop, karaoké, musiques du monde, électroniques, traditionnelles, contemporaines - sont
proposés de 18h à 22h30 aux quatre coins de la
Ville : bibliothèque Bernheim, le Village, kiosque à
musique, échiquier géant, place de la Marne, Musée
de la Ville, place Rolland, Centre d’art, Quartier
Latin, place île de lumière, musée Territorial, Baie de
la Moselle...
Le programme en PDF (350 Ko)
Le programme sous résreve de modifications.
Le programme détaillé des concerts est disponible à partir du 15 juin à l’hôtel de ville.
Café musiques le mouv’
12/06/2006 |