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  Actualité > Dossiers > Le guide de la rentrée 2003 - conseils et recommandations

Sans forcément que vous le sachiez, votre enfant peut traverser une période difficile qui va se traduire différemment selon les cas. Certains se renferment sur eux-mêmes, pendant que d’autres deviennent turbulents et agressifs. Il en est qui ne comprennent plus les cours et d’autres même qui n’y vont plus du tout !

A tous ces maux, il existe des parades. Et évidemment il est toujours préférable d’intervenir le plus tôt possible. D’où l’importance de dépister rapidement les problèmes et d’en diagnostiquer justement les causes. C’est pourquoi il existe au sein et autour de l’école, dès la maternelle, un réseau structuré pour aider les enfants en difficulté. Psychologues scolaires, rééducateurs, instituteurs spécialisés, assistantes sociales et médecins scolaires. Présentation.

Divorce des parents, peur de grandir, échecs répétés, myopie naissante…, la classe va être le révélateur d’une difficulté qui peut se traduire par un manque de concentration, de participation, par des problèmes relationnels avec soi ou avec les autres…

Une seule constante : ces petits bobos doivent être pris en compte le plus tôt possible, avant que cela ne s’aggrave… C’est pourquoi il a été mis en place un réseau de surveillance à l’école pour détecter et aider, dès les premiers symptômes, les enfants qui connaissent un passage difficile.

Tous les enfants ne réagissent pas de la même façon face à l’apprentissage de la vie. Selon les caractères, les centres d’intérêt, l’environnement des uns et des autres, la vie à l’école se passe plus ou moins bien. Chacun a eu – ou aura – une mauvaise note ou un passage à vide en classe, un jour. Rien d’alarmant… cela fait aussi partie de l’apprentissage…

Toutefois le danger survient lorsque le problème demeure. Il est alors important d’en définir les causes et d’y apporter des solutions avant que cela n’empire. Depuis un certain nombre d’années, une structure dans et autour de l’école a été mise en place pour détecter les enfants en passage à vide et les aider à résoudre leurs problèmes, qu’ils soient d’ordre scolaire ou personnel. Au sein de cette structure, le Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) a toute sa place.

Les équipes du RASED sont composées chacune de trois enseignants spécialisés, l’un en psychothérapie, l’autre en rééducation et le 3e chargé de l’aide pédagogique. Chacun des trois a une fonction particulière et s’occupera ou non de l’enfant selon son problème. Si un gros travail d’observation est réalisé par les membres du RASED, en étant présent notamment lors de la rentrée en maternelle et aux conseils de classe du primaire, le lien privilégié reste l’enseignant. C’est souvent par lui qu’est détecté un problème chez un enfant.

Soutenir l’enfant dans l’épreuve

En accord avec les parents, il contacte ses collègues du RASED. Ces derniers vont alors procéder à une observation de l’enfant pour déterminer la nature du problème. La prévention peut s’exercer à tous les niveaux de la scolarité primaire. Elle se fonde notamment sur l’observation qui se fait en classe, au moment d’activités conduites par le maître, ou hors de la classe, dans le cadre de petits groupes animés par une personne du RASED. Dans ce système, les parents ne sont pas exclus. D’abord parce que leur accord est indispensable. Ensuite, parce que leur participation est sollicitée : ils sont invités à rencontrer les membres du RASED et à soutenir leur enfant dans l’épreuve qu’il traverse. Ils peuvent aussi, eux-mêmes, solliciter l’aide du réseau s’ils s’aperçoivent d’un problème. A raison de petites séances hebdomadaires, pendant les heures de classe, peu à peu, l’enfant reprend confiance en lui, s’intègre et suit mieux en classe.

La mission du RASED est alors accomplie. Dans ce mécanisme préventif, le réseau n’est évidemment pas seul. Des assistantes sociales mais aussi des médecins scolaires apportent leur contribution. Ainsi une visite médicale est obligatoire avant l’entrée en cours préparatoire. Outre les problèmes médicaux, elle permet de détecter toute anomalie, notamment visuelle et d’orthophonie, fréquemment rencontrée lors de l’apprentissage de la lecture. Enfin il existe des institutions et des associations, qui prennent le relais à l’extérieur de l’école. C’est le cas de l’APEJ (Association pour la protection de l’enfance, de la jeunesse et des adultes en difficulté en Nouvelle-Calédonie) qui, mandatée par la Province Sud ou le juge des enfants, observe, accompagne et, le cas échéant, surveille les enfants en difficulté dans leur environnement de vie.

Le soutien scolaire : en cas de panne temporaire

Votre enfant a des difficultés passagères pour suivre. Il a des lacunes dans ses acquis et il ne se sent pas au niveau ? Voici plusieurs systèmes d’aide mis au point par la mairie et la Fédération pour l’accompagnement et le soutien de l’enfance (FASE).

Accompagnement scolaire : 1 heure par jour pour les primaires et les secondaires

Il fonctionne du 3 mars au 21 novembre. Chaque soir après l’école, les élèves du primaire et du secondaire peuvent étudier dans un cadre approprié, sous la tutelle des parents d’élèves, d’instituteurs, de professeurs ou de jeunes adultes.

Il est organisé par la Fédération pour l’accompagnement et le soutien de l’enfance (FASE), qui regroupe 13 associations et qui reçoit 22,5 millions de subventions de la mairie. Les inscriptions se font dès la rentrée, auprès de l’association d’accompagnement scolaire de chaque quartier. La participation des élèves est gratuite.

Tutorat : pour les élèves de CP et de 6e

Il commence en mai et se termine en novembre. Il est destiné aux élèves en réelle difficulté à ce moment charnière qu’est le passage du primaire au secondaire. Chaque élève bénéficie d’un suivi personnalisé : un tuteur étudiant lui est attribué pour l’année. Ce sont les professeurs du collège qui déclenchent la demande auprès de la FASE. Cette formule fonctionne depuis longtemps pour les élèves de 6e. Il est mis en place cette année pour les enfants des CP. L’opération tutorat est entièrement gratuite pour l’élève.

Préparation à la rentrée : des cours de rattrapage pour les primaires

Ils se déroulent dans 2 quartiers, pendant 1 semaine en février, tous les matins, de 8h à 11h. Cours gratuits. 90 élèves environ bénéficient de ce rattrapage.

Préparation au Bac : la prépa des lycéens

Organisée par 2 associations, la préparation comprend des cours toute l’année, le samedi matin et une révision intensive durant la semaine précédant les épreuves. Cours gratuits.

* Renseignements : FASE : tél. 25 44 48.

A noter : à l’initiative d’instituteurs, certaines écoles organisent des études surveillées. A leur demande, les salles de classe sont mises à disposition par la Mairie dans les écoles : Arsapin, Boletti, Boyer, Berton/Burck, Cacot,
Carlier, Courtot/Gervolino, Eloi Franc, Marie Havet, Perraud, Risbec, Russier, Talon, Teyssandier de Laubarède, Trouillot et Dupont.

Attention : des modifications peuvent intervenir d’une année sur l’autre. Aussi, est-il prudent de se renseigner auprès du directeur de l’établissement ou des enseignants.

 

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