Sans
forcément que vous le sachiez, votre enfant peut traverser
une période difficile qui va se traduire différemment
selon les cas. Certains se renferment sur eux-mêmes,
pendant que d’autres deviennent turbulents et agressifs.
Il en est qui ne comprennent plus les cours et d’autres
même qui n’y vont plus du tout !
A tous ces maux, il existe des parades. Et évidemment
il est toujours préférable d’intervenir
le plus tôt possible. D’où l’importance
de dépister rapidement les problèmes et d’en
diagnostiquer justement les causes. C’est pourquoi il
existe au sein et autour de l’école, dès
la maternelle, un réseau structuré pour aider
les enfants en difficulté. Psychologues scolaires,
rééducateurs, instituteurs spécialisés,
assistantes sociales et médecins scolaires. Présentation.
Divorce des parents, peur de grandir, échecs répétés,
myopie naissante…, la classe va être le révélateur
d’une difficulté qui peut se traduire par un
manque de concentration, de participation, par des problèmes
relationnels avec soi ou avec les autres…
Une seule constante : ces petits bobos doivent être
pris en compte le plus tôt possible, avant que cela
ne s’aggrave… C’est pourquoi il a été
mis en place un réseau de surveillance à l’école
pour détecter et aider, dès les premiers symptômes,
les enfants qui connaissent un passage difficile.
Tous les enfants ne réagissent pas de la même
façon face à l’apprentissage de la vie.
Selon les caractères, les centres d’intérêt,
l’environnement des uns et des autres, la vie à
l’école se passe plus ou moins bien. Chacun a
eu – ou aura – une mauvaise note ou un passage
à vide en classe, un jour. Rien d’alarmant…
cela fait aussi partie de l’apprentissage…
Toutefois le danger survient lorsque le problème demeure.
Il est alors important d’en définir les causes
et d’y apporter des solutions avant que cela n’empire.
Depuis un certain nombre d’années, une structure
dans et autour de l’école a été
mise en place pour détecter les enfants en passage
à vide et les aider à résoudre leurs
problèmes, qu’ils soient d’ordre scolaire
ou personnel. Au sein de cette structure, le Réseau
d’aides spécialisées aux élèves
en difficulté (RASED) a toute sa place.
Les équipes du RASED sont composées chacune
de trois enseignants spécialisés, l’un
en psychothérapie, l’autre en rééducation
et le 3e chargé de l’aide pédagogique.
Chacun des trois a une fonction particulière et s’occupera
ou non de l’enfant selon son problème. Si un
gros travail d’observation est réalisé
par les membres du RASED, en étant présent notamment
lors de la rentrée en maternelle et aux conseils de
classe du primaire, le lien privilégié reste
l’enseignant. C’est souvent par lui qu’est
détecté un problème chez un enfant.
Soutenir
l’enfant dans l’épreuve
En
accord avec les parents, il contacte ses collègues
du RASED. Ces derniers vont alors procéder à
une observation de l’enfant pour déterminer la
nature du problème. La prévention peut s’exercer
à tous les niveaux de la scolarité primaire.
Elle se fonde notamment sur l’observation qui se fait
en classe, au moment d’activités conduites par
le maître, ou hors de la classe, dans le cadre de petits
groupes animés par une personne du RASED. Dans ce système,
les parents ne sont pas exclus. D’abord parce que leur
accord est indispensable. Ensuite, parce que leur participation
est sollicitée : ils sont invités à rencontrer
les membres du RASED et à soutenir leur enfant dans
l’épreuve qu’il traverse. Ils peuvent aussi,
eux-mêmes, solliciter l’aide du réseau
s’ils s’aperçoivent d’un problème.
A raison de petites séances hebdomadaires, pendant
les heures de classe, peu à peu, l’enfant reprend
confiance en lui, s’intègre et suit mieux en
classe.
La mission du RASED est alors accomplie. Dans ce mécanisme
préventif, le réseau n’est évidemment
pas seul. Des assistantes sociales mais aussi des médecins
scolaires apportent leur contribution. Ainsi une visite médicale
est obligatoire avant l’entrée en cours préparatoire.
Outre les problèmes médicaux, elle permet de
détecter toute anomalie, notamment visuelle et d’orthophonie,
fréquemment rencontrée lors de l’apprentissage
de la lecture. Enfin il existe des institutions et des associations,
qui prennent le relais à l’extérieur de
l’école. C’est le cas de l’APEJ (Association
pour la protection de l’enfance, de la jeunesse et des
adultes en difficulté en Nouvelle-Calédonie)
qui, mandatée par la Province Sud ou le juge des enfants,
observe, accompagne et, le cas échéant, surveille
les enfants en difficulté dans leur environnement de
vie.
Le
soutien scolaire : en cas de panne temporaire
Votre enfant a des difficultés passagères pour
suivre. Il a des lacunes dans ses acquis et il ne se sent
pas au niveau ? Voici plusieurs systèmes d’aide
mis au point par la mairie et la Fédération
pour l’accompagnement et le soutien de l’enfance
(FASE).
Accompagnement scolaire : 1 heure par jour pour les
primaires et les secondaires
Il
fonctionne du 3 mars au 21 novembre. Chaque soir après
l’école, les élèves du primaire
et du secondaire peuvent étudier dans un cadre approprié,
sous la tutelle des parents d’élèves,
d’instituteurs, de professeurs ou de jeunes adultes.
Il est organisé par la Fédération pour
l’accompagnement et le soutien de l’enfance (FASE),
qui regroupe 13 associations et qui reçoit 22,5 millions
de subventions de la mairie. Les inscriptions se font dès
la rentrée, auprès de l’association d’accompagnement
scolaire de chaque quartier. La participation des élèves
est gratuite.
Tutorat : pour les élèves de CP et de
6e
Il commence en mai et se termine en novembre. Il est destiné
aux élèves en réelle difficulté
à ce moment charnière qu’est le passage
du primaire au secondaire. Chaque élève bénéficie
d’un suivi personnalisé : un tuteur étudiant
lui est attribué pour l’année. Ce sont
les professeurs du collège qui déclenchent la
demande auprès de la FASE. Cette formule fonctionne
depuis longtemps pour les élèves de 6e. Il est
mis en place cette année pour les enfants des CP. L’opération
tutorat est entièrement gratuite pour l’élève.
Préparation à la rentrée : des
cours de rattrapage pour les primaires
Ils se déroulent dans 2 quartiers, pendant 1 semaine
en février, tous les matins, de 8h à 11h. Cours
gratuits. 90 élèves environ bénéficient
de ce rattrapage.
Préparation au Bac : la prépa des lycéens
Organisée par 2 associations, la préparation
comprend des cours toute l’année, le samedi matin
et une révision intensive durant la semaine précédant
les épreuves. Cours gratuits.
* Renseignements : FASE : tél. 25 44 48.
A noter : à l’initiative d’instituteurs,
certaines écoles organisent des études surveillées.
A leur demande, les salles de classe sont mises à disposition
par la Mairie dans les écoles : Arsapin, Boletti, Boyer,
Berton/Burck, Cacot,
Carlier, Courtot/Gervolino, Eloi Franc, Marie Havet, Perraud,
Risbec, Russier, Talon, Teyssandier de Laubarède, Trouillot
et Dupont.
Attention : des modifications peuvent intervenir d’une
année sur l’autre. Aussi, est-il prudent de se
renseigner auprès du directeur de l’établissement
ou des enseignants.
|