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A Nouméa, l’école concerne
près de 13.000 élèves répartis
dans une cinquantaine d’établissements de maternelles
et primaires. Avec les collèges, de compétence
provinciale, et les lycées, à la charge de l’Etat,
le monde scolaire tient une place essentielle dans la commune.
Elle
y consacre d’ailleurs une part importante de son budget
: près de 2 milliards de francs ! 13% du budget total,
c’est colossal et concerne autant la construction d’établissements
ou l’agrandissement de ceux déjà existants,
que leur entretien et leur fonctionnement au quotidien.
Surveillance, soutien scolaire, encadrement,
cantines, garderies, goûters, transports, fournitures,
bibliothèques…
Vraiment, il faut une très grande organisation
pour gérer, entretenir et programmer cet ensemble complexe.
C’est aussi l’indispensable prix à payer
pour offrir à tous les mêmes chances de réussite.
À
Nouméa, la politique voulue par le maire et son équipe
en matière scolaire depuis de nombreuses années
est l’école de proximité.
Le milieu scolaire doit être proche du
lieu d’habitation de l’enfant et de son cadre
de vie. Sur ce principe, chaque quartier a son école,
plusieurs même, si ce quartier est très peuplé.
En fait, il s’agit d’une sectorisation : la ville
est découpée en secteurs géographiques
dont les tailles varient selon la densité de population.
Chaque secteur, d’un nombre relativement
identique d’habitants, doit ainsi avoir son école.
Cette formule offre beaucoup d’avantages à la
famille : moins de transport, moins de frais, plus pratique
et du coup plus convivial… C’est aussi nettement
plus sécurisant.
Pour la mairie, cette philosophie oblige à
prévoir autant que possible le nombre d’enfants
dans chaque secteur d’une année sur l’autre
et à adapter les places afin que l’offre corresponde
très exactement à la demande. Ainsi la même
année, une école peut être créée
dans un secteur surpeuplé et des classes peuvent disparaître
ailleurs.
Ces changements demeurent cependant minimes
et concernent en moyenne deux ou trois classes par an. Il
n’en reste pas moins que chaque rentrée est différente.
Mille
métiers autour de l’école
L’école
est une grande maison qu’il faut entretenir, réparer,
aménager et embellir chaque jour de l’année,
périodes de vacances comprises… Ainsi la Ville
de Nouméa prend en charge dans sa cinquantaine d’établissements
scolaires – maternelles et écoles primaires –
les frais d’eau, d’électricité,
de téléphone, l’enlèvement des
ordures ménagères,
l’entretien des espaces verts. Elle rémunère
230 femmes de ménage, plus de 210 surveillants de cantine,
près d’une centaine d’aides maternelles…
Il faut aussi régler les problèmes
de plomberie, d’électricité ou de menuiserie
– voire de maçonnerie et de peinture –
inhérents à ces grandes maisons très
habitées que sont les écoles. Pour ce faire,
une équipe d’une dizaine de techniciens, composée
de plombiers, d’électriciens et de menuisiers,
tourne en permanence dans les écoles pour les réparations
et l’entretien.
Cette équipe est souvent renforcée
de professionnels sur des travaux très précis.
Les interventions ont lieu toute l’année, selon
l’urgence et la demande mais aussi, quand cela est possible,
selon une programmation définie à l’avance
en privilégiant, pour les gros travaux, la période
plus calme des vacances… Un stressant contre-la-montre
est alors enclenché…
Des
outils et des moyens municipaux à disposition
La fourniture des livres et du matériel
pédagogique incombe aussi à la Ville, de l’ordre
de plus de 48 millions de francs par an, soit plus de 3 700
F par élève…
C’est aussi la mairie qui loge, avec l’Etat,
une partie des enseignants. Plus d’une centaine de logements
sont ainsi attribués chaque année. Si la compétence
municipale se limite aux écoles maternelles et primaires
publiques, la mairie de Nouméa n’en subventionne
pas moins les écoles privées de la commune.
En outre, la mairie accueille environ 1 300 élèves,
chaque année, qui proviennent d’autres communes,
notamment du Grand Nouméa.
Garderie,
transport et sortie pédagogique…
Pour faciliter l’organisation des parents,
dont l’emploi du temps ne correspond pas toujours aux
horaires d’ouverture et de fermeture des écoles,
un système de garderie a été mis en place
dans les maternelles et en primaire. Il ne s’agit pas
seulement de surveiller les enfants mais de les occuper intelligemment
sans les faire attendre sur un banc. Des crédits sont
alloués par la mairie pour l’achat de jeux consacrés
exclusivement à ces temps de garderie.
Si les parents participent aux frais de ce service,
ils ne couvrent pas la totalité des coûts et
la mairie paie la différence. Maternelles et primaires
confondues, la garderie touche un bon millier d’enfants.
Les sorties pédagogiques font également partie
de l’action municipale, gérées par la
Caisse des écoles. Elles permettent des activités
diverses et des visites culturelles.
Un transport régulier est également
organisé pour les élèves des classes
" spécialisées " et pour les classes
de Ducos-Tindu, vaste secteur à la circulation encombrée
et dangereuse aux heures de pointe. Ainsi, 3 200 sorties sont
globalement programmées chaque année pour un
montant de 17 millions de francs environ…
Par ailleurs, il faut rappeler que la mairie
subventionne les transports scolaires " Transco",
à hauteur de 12,5 millions pour conduire tous les jours
les élèves du secondaire vers leurs collèges
et lycées.
L’école
se met à table…
5
400 repas servis tous les jours, soit près de 730 000
repas par an. Avec ses cantines, l’école est
ainsi le plus grand restaurant de la ville. Chaque établissement
du primaire en est doté. Elles sont utilisées
par les deux tiers des élèves des écoles
primaires publiques de Nouméa. Ce secteur représente
l’activité essentielle de la Caisse des écoles.
Les repas sont commandés à une entreprise qui
applique les plus récentes normes d’hygiènes
en vigueur, très strictes, calquées sur la législation
européenne.
Lors des repas, les enfants sont encadrés
par des surveillants de cantine qui inculquent les règles
d’hygiène – comme le lavage des mains ou
le brossage des dents – et prodiguent des conseils diététiques,
tout en veillant à la discipline. Après manger,
ils intéressent les enfants à diverses activités
manuelles ou physiques. Le repas de midi n’est pas le
seul proposé aux enfants : un goûter est servi
chaque matin, à l’interclasse de 8h30-9h, aux
enfants de
maternelles et parfois, sur avis du médecin scolaire,
dans certains cours préparatoires.
Le lait est acheté par la Caisse des
écoles. Les tartines beurrées ou servies avec
du fromage, du chocolat ou de la confiture sont offertes par
les associations des parents d’élèves
des différentes écoles. Cette opération
concerne environ 4 500 enfants chaque année.
La
Caisse des écoles rythme la vie des écoliers
Dans la vie d’un écolier, il y
a d’abord l’enseignement - assuré par la
Province Sud -. Et puis, il y a son environnement quotidien,
organisé pour son confort, par la mairie : cantine,
garderie périscolaire, et transports scolaires. C’est
auprès de la Caisse des écoles que l’on
trouve ces 3 services, agréables aux enfants et utiles
aux parents.
* Renseignements et inscriptions : Caisse des
écoles, 20 rue Gallieni. Du lundi au vendredi, de 7h30
à16h30.
Tél. 27 07 85.
Une cantine par école primaire.
5
400 repas pour chacun des 135 jours de classe ont été
servis aux écoliers durant l’année scolaire
2002, dans 32 cantines.
Avant et après le repas, des activités
manuelles et ludiques sont organisées pour les élèves.
> Bon à savoir :
• la mairie prend à sa charge 39 F pour chaque
enfant, pour chaque repas.
• la Province Sud prend intégralement à
sa charge les repas des élèves boursiers et
la moitié pour les élèves demi-boursiers.
* Renseignements et inscriptions : Caisse des
écoles
Les accueils périscolaires
856
écoliers ont été accueillis l’an
dernier, le matin avant la classe, et le soir après
les cours. Depuis l’an dernier, ces garderies sont aussi
assurées dans 18 écoles primaires, pour répondre
à la demande des parents.
> Bon à savoir :
A titre d’exemple, pour 1 enfant accueilli le matin
et le soir, le coût de la garderie et de 5 792 F/mois.
La mairie prend en charge 3 792 F (soit 63%), et les parents
paient 2 000 F (soit 37%).
> Horaires :
• garderie du matin : de 6h45 à 7h15 ou 7h30
• garderie du soir : de 15h30 ou 16h à 17h30
ou 17h45
• garderie fin de matinée (maternelles) : 11h
ou 11h15 à 11h30
* Renseignements et inscriptions : Caisse des
écoles
Le ramassage scolaire
> pour les primaires : la S.C.T. (Société
calédonienne de transport)
Ce transport est organisé par la Caisse
des Ecoles, pour les élèves qui habitent trop
loin des lignes des transports urbains, ainsi que pour les
“classes spécialisées”.
>
Bon à savoir :
• la mairie prend 1 200 F à sa charge chaque
mois pour chaque enfant.
• la Province Sud participe au transport des élèves
boursiers des classes spécialisées à
hauteur de 8 700 F par enfant et par trimestre.
* Renseignements et inscriptions : Caisse des
écoles
> Tarifs en francs et par mois : 1
Enfant, 3 300 F
> pour les secondaires : Transco
Créé pour les élèves
du 2e degré de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore
et Païta, il est géré par un syndicat intercommunal.
> Bon à savoir :
• la mairie de Nouméa prend 1 500 F à
sa charge pour chaque enfant et par trimestre.
• la Province Sud prend 8 700 F à sa charge pour
chaque élève boursier et par trimestre.
Inscriptions pour le 1er trimestre : du 3 au
13 février, 8h/11h30 et 12h15/15h15.
Siège de Transco, 100, av. du Général
de Gaulle.
Baie de l’Orphelinat. tél. 26 97 11
Transco distribue un petit guide, " le
bus pour tous ". demandez-le en vous inscrivant, c’est
un mode d’emploi utile.
> Tarifs en francs et par mois
- pour 1 enfant et par trimestre : 10 100 F
- pour 1 enfant et pour l’année 2003 : 30
300 F
- pour 1 enfant boursier de la Province Sud et par trimestre
: 1 400 F
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