La
mairie veille
Depuis
plusieurs années, la mairie met en place des dispositifs,
pendant la période scolaire, pour parer aux dangers
que les enfants peuvent rencontrer.
Les actions se concentrent aux abords des établissements
scolaires, mais aussi dans les transports et même en
classe, au travers de cours dispensés par des policiers
en tenue. Quand il n’est pas trop tard, mieux vaut en
effet prévenir que guérir.
Sécuriser les enfants aux abords des
écoles, c’est d’abord les protéger
des dangers de la route. Une quinzaine de régulateurs
scolaires gèrent la rentrée et la sortie des
élèves des établissements dont l’accès
est jugé dangereux. La brigade motorisée, forte
de 11 motards (une quinzaine courant 2003), vient compléter
le dispositif. Cette présence policière, notamment
devant les collèges et les lycées, a aussi un
pouvoir dissuasif : bagarres et drogues sont exclues.
Depuis avril 2002, une brigade composée
de policiers à vélo s’ajoute à
l’ensemble. Cette unité a permis de multiplier
les contacts avec les jeunes devant les établissements
scolaires, sur les aires de jeux ou sur les différents
plateaux sportifs de l’agglomération. Ces contacts
ont été particulièrement fructueux et
grandement facilités par l’allure décontractée
et sportive des huit policiers – dont deux femmes -
en VTT.
C’est
aussi une belle occasion pour la police de transmettre différents
messages aux jeunes afin de les sensibiliser aux problèmes
de société. Dans ce même esprit préventif,
deux gradés de la police municipale composent la cellule
d’instruction qui se déplace dans les écoles
primaires et les collèges.
Là, des cours de 50 minutes, validés
par la direction de l’Enseignement de la province sud,
sont donnés aux jeunes à la demande des directeurs
ou des associations de parents d’élèves
sur des thèmes variés touchant à l’incivilité,
l’alcool, la drogue, la sécurité routière,
la violence verbale et physique…
Enfin la police municipale " Sécurité
Ville " a entrepris, depuis l’année dernière,
des patrouilles surprises dans les transports scolaires. Elles
ont permis de limiter les actes d’incivilités,
tels que tags, vandalisme, insultes envers les conducteurs,
voire états d’ébriété…
Toutes ces actions, cela va sans dire, sont reconduites et
développées cette année.
Transco
contre la violence
Transco
est un établissement public chargé de gérer
le transport scolaire des élèves du secondaire.
Fort d’une cinquantaine de cars, il transporte chaque
jour 4400 élèves dans 26 établissements
scolaires du Grand Nouméa.
Après avoir constaté une multiplication
des actes d’incivilité, Transco a réagi
et a fait de l’anti-violence son cheval de bataille.
Tantôt préventives, tantôt répressives,
ces actions ont été réalisées
en partenariat avec les écoles, la police municipale,
la justice, les mairies et les élèves.
Ainsi pour sensibiliser les jeunes aux problèmes
de la violence, qu’elle soit physique ou verbale, une
réflexion entre professeurs et leurs élèves
est menée chaque année sous forme d’un
concours "Sécurité-citoyenneté",
avec l’accord du vice-rectorat et des chefs d’établissement.
En 2002, 800 collégiens et lycéens ont participé
et 200 élèves ont été récompensés.
Par ailleurs, un certain nombre d’ouvrages
sur le sujet est édité par Transco et distribué
à chaque inscription. Outre la policemunicipale, des
contrôleurs-accompagnateurs voyagent avec les jeunes
dans certains cars.
De plus, des tables rondes sont organisées
régulièrement avec deux ou trois policiers municipaux
et une dizaine de transporteurs. Les agents et les conducteurs
se tiennent mutuellement informés de tout problème
rencontré. Un rapport d’incident est transmis
par le conducteur à la direction qui le fait suivre
aux forces de l’ordre et au procureur de la République.Enfin,
dans le cas d’incivilité, l’élève
est convoqué avec ses parents au siège de Transco
pour une confrontation avec le transporteur, en présence
du directeur de Transco et du chef d’établissement.
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