Quartiers : Ducos, Ducos industriel, Kaméré, Koumourou, Logicoop, Numbo, Tindu
Carte du secteur
Maison
de quartier Tindu
Photothèque du quartier
Sur la Presqu’île de Ducos on travaille et on vit aussi. A l'histoire d'une
presqu'île au décor magnifique, s'est ajoutée
la modernité d'une zone d'activité économique.
La presqu'île regroupe 579 établissements industriels,
artisanaux, commerciaux, publics, de service...
Aujourd'hui, l'accent est mis sur l'aménagement de structures collectives pour améliorer le quotidien d’une population qui se rapproche à grands pas des 10 000 habitants.
Cette presqu’île située
au nord-ouest de Nouméa regroupe sept quartiers qui
concentrent, outre l’essentiel de l’activité
industrielle de Nouméa et de la Nouvelle-Calédonie, plus de 8 000 habitants. Il s’agit
des quartiers de Ducos, Ducos
industriel, Logicoop, Kaméré, Koumourou, Numbo et Tindu.
Au-delà de leur aspect urbain relativement
récent, certains d’entre eux incarnent l’histoire
d’une époque désormais lointaine et révolue,
celle de la déportation, mais aussi celle où
Nouméa installait des batteries de canon pour protéger
ses côtes. Quelques vestiges en témoignent encore,
comme le petit cimetière des surveillants niché
au fond de la baie de Numbo.
La plupart de ces quartiers sont en pleine
expansion comme Kaméré où s’est développée une nouvelle zone d’aménagement concertée (ZAC) qui
accueillera à terme plus de 2500 habitants (voir quartier
de Kaméré). D’autres, plus anciens, comme Tindu, ont
fait l’objet de programme sociaux et d’actions
de réhabilitation de l’habitat dans le cadre
du Développement social des quartiers (DSQ), des contrats
de ville successifs, puis désormais du contrat d’agglomération
Etat-Province auquel sont associées les 4 communes de l’agglomération dont la commune de Nouméa.
Leur population se caractérise par son
importante proportion de jeunes et par son pluriethnisme,
à l’image de la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui.
La presqu’île de Ducos a été dénommée
ainsi par Tardy de Montravel en 1854. Elle est desservie par
la route provinciale Normandie N°E.1. au niveau de la
rue de Papeete, de la rue Fernand Forest, qui se prolonge
par la route de la baie des Dames jusqu’à Koumourou,
et de la rue Ampère.
Aux débuts de la présence européenne,
cette presqu’île n’est rattachée
à la Grande Terre que par une bande de sable à
fleur d’eau. Son isolement, dû au fait qu’il
fallait contourner une vaste zone marécageuse et parcourir
plus de 13 kilomètres depuis le centre de Nouméa
pour y accéder par la terre, lui vaut d’être
choisie en 1872, par le gouvernement de Versailles, comme
lieu de déportation.
A cette époque l’endroit sert de lieu de quarantaine
pour le bétail et de réserve de pêche
utile à l’alimentation de la ville. Aussi le
Conseil privé (précurseur du conseil municipal)
n’apprécie t-il pas cette intrusion, d’autant
plus qu’il craint que le voisinage de ce nouveau lieu
de déportation avec le pénitencier de l’île
Nou ne constitue un danger potentiel pour la population.
Le 28 septembre de la même année, le navire
La Danaé débarque cependant un premier contingent
de déportés qui sont regroupés au camp
de Numbo. Deux autres camps seront aménagés,
l’un à Tindu et l’autre, réservé
aux femmes déportées, dont Louise Michel, ainsi
qu’aux épouses et aux enfants des déportés,
d’où le nom de baie des Dames donné à
l’ancienne anse Richard.
Peu à peu, la Pénitentiaire occupe toute la
presqu’île qu’elle relie à la terre
ferme par une passerelle en bois. Il faut attendre 1936 pour
que soit édifiée une première digue avant
que ne soit ouverte la voie expresse n°1, et que soit
aménagé le quartier de Rivière-Salée.
Entre-temps, le bétail venu du nord de la Grande
terre par le chenal de Rivière Salée, traversera
encore plusieurs années la zone marécageuse
de l’anse Uare (auparavant nommée anse Castellane
puis baie Sans Fond)
Durant la seconde guerre mondiale, la presqu’île
de Ducos accueille des infrastructures de l’armée
américaine : port en eau profonde, base d’hydravions,
camps militaires, entrepôts…
| * MH : Monuments historiques |
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