Koumourou
occupe à l’ouest, l’extrémité
de la presqu’île de Ducos, là où
elle se resserre entre la baie Rochel (jadis anse Ueoe), et
la baie des Dames (successivement dénommée jadis
anse N’Gui ou Ennegui puis anse Richard). Koumourou
signifie « le trou profond » ou encore «
le trou bleu ».
Sur son point haut, à 137 mètres
d’altitude, face à l’îlot Freycinet
(jadis îlot N’gou) le général Borgnis-Desbordes
fait installer une batterie d’artillerie de quatre canons
de 138,6 en un lieu baptisé « fort de Koumourou
», après sa tournée d’inspection
en 1888. Cet élément de défense côtière
sera démonté fin 1986 pour être installé
au camp militaire de Plum.
L’îlot Freycinet, qui fait face
à la pointe Destelle (jadis pointe Jaboin), sert jusqu’en
1956 de lieu de quarantaine sanitaire. Il est particulièrement
utilisé lors des épidémies de peste qui
sévissent à Nouméa entre 1899 et 1900
puis entre 1902 et 1903 et enfin en 1912. Un isolement de
douze jours sur l’îlot était obligatoire
avant d’embarquer pour quitter la Nouvelle-Calédonie.
La route de la baie des Dames (ex RT1 bis) s’arrête
à l’entrée de la baie du même nom.
Au-delà l’espace est réservé aux
installations de stockage des hydrocarbures et de gaz destinés
à l’approvisionnement de la Nouvelle-Calédonie. |